Le coordonnateur de l’initiative citoyenne « Notre Voix Compte », Ernest Tindo, a réuni le 1ᵉʳ avril 2026 au port de pêche de Cotonou des acteurs de l’économie bleue pour leur présenter l’axe « Économie bleue prospère » du projet de société du duo Wadagni-Talata et appeler à une forte mobilisation électorale.
Le port de pêche de Cotonou a servi de cadre, dans l’après-midi du mercredi 1ᵉʳ avril 2026, à une mobilisation d’acteurs du secteur maritime et halieutique autour de l’initiative citoyenne « Notre Voix Compte ». À l’appel de son coordonnateur national, Ernest Tindo, cette rencontre s’inscrit dans la dernière phase des tournées itinérantes visant à rallier les professionnels de l’économie bleue à la dynamique électorale en cours.
Ont pris part à cette étape la Plateforme des acteurs non étatiques de la pêche et de l’aquaculture du Bénin (Panepa-Bénin), l’Union des sociétés coopératives des femmes de la pêche du Bénin (Uscofep), l’Association Ganvié Sports Nautique ainsi que des organisations de femmes, en présence d’autorités traditionnelles, dont Sa Majesté Daagbo Hounon de Ouidah et Sa Majesté Tchabassi de Grand-Popo. Lors de cette rencontre, Ernest Tindo a mis en avant l’importance des ressources maritimes et côtières dans la structuration des économies. Il a également salué l’intégration de ce secteur dans le projet de société du duo Wadagni-Talata.
« C’est la première fois dans notre pays qu’un candidat à la présidentielle met l’accent sur l’économie bleue comme l’un des principaux axes de développement », a-t-il affirmé.
Une mobilisation autour d’un secteur clé
Pour l’expert en économie bleue, le secteur de la pêche et de l’aquaculture constitue un pilier économique majeur au Bénin.
« Le secteur nourrit plus de 600 000 personnes et contribue à la sécurité alimentaire », a-t-il rappelé.
Il n’a pas manqué d’évoquer les perspectives liées à une meilleure valorisation des ressources maritimes. Il a également insisté sur les efforts réalisés au cours de la dernière décennie, notamment dans les infrastructures portuaires, routières et touristiques, ainsi que sur les mécanismes de financement mobilisés pour soutenir ces investissements. Face aux acteurs réunis, Ernest Tindo a lancé un appel à la mobilisation.
« Nous invitons (…) tous les acteurs liés aux activités maritimes et côtières (…) à sortir massivement pour voter le 12 avril », a-t-il déclaré.
Il lie l’avenir du secteur aux choix politiques à venir. Et il estime que le duo Wadagni-Talata est l’idéal.
Soutiens affichés des organisations et autorités traditionnelles
Plusieurs responsables d’organisations professionnelles ont exprimé leur adhésion à cette démarche. Pour Louis Victor Ametepe, président de la Panepa-Bénin, le choix de faire de l’économie bleue un axe prioritaire constitue une réponse aux attentes du secteur, confronté à de nombreux défis, notamment la pêche illicite, le manque d’infrastructures et les difficultés d’accès au financement.
De son côté, Céline Houédanou, vice-présidente de l’Association Zondjèzonfon, a rappelé que l’initiative « Notre Voix Compte », lancée en 2020, vise à promouvoir la participation citoyenne et la représentativité des jeunes et des femmes dans les instances de décision.
Les autorités traditionnelles présentes ont, quant à elles, apporté leurs bénédictions à l’initiative, mettant en avant l’importance des ressources maritimes et des eaux continentales dans les traditions et les économies locales. La rencontre a été marquée par la remise de l’ouvrage d’Ernest Tindo sur l’économie bleue aux leaders communautaires, dans l’objectif de renforcer la sensibilisation et la diffusion des enjeux liés à ce secteur.
