Un homme tue quatre enfants dans une école maternelle en Ouganda

Quatre enfants âgés de deux à trois ans ont été tués jeudi 2 avril dans une école maternelle de Kampala, en Ouganda. La police ougandaise a annoncé l’arrestation d’un suspect, dont le mobile reste inconnu à ce stade. Selon la police, les faits se sont produits dans le quartier de Ggaba, où un homme a attaqué les enfants à l’arme blanche au sein de l’établissement.

Le suspect a été appréhendé et le mobile de ces meurtres fait toujours l’objet d’une enquête a déclaré la porte-parole de la police dans un communiqué.

Une qualification pénale passible de la peine maximale

En droit ougandais, les faits pourraient être qualifiés de meurtre, une infraction parmi les plus sévèrement réprimées. Le Code pénal prévoit que ce crime est passible de la peine de mort, même si celle-ci n’est plus automatiquement appliquée depuis une décision de la Cour suprême ayant introduit un pouvoir d’appréciation des juges.

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Dans un dossier impliquant plusieurs victimes mineures, la justice pourrait retenir des circonstances aggravantes. Le suspect encourt ainsi la peine capitale ou, plus fréquemment dans la pratique récente, une condamnation à la prison à vie. L’Ouganda n’a plus procédé à des exécutions depuis plusieurs années, malgré le maintien de ce châtiment dans son arsenal juridique.

Des crimes contre des enfants déjà documentés

Des affaires impliquant des enfants ont déjà été signalées dans le pays, notamment des homicides liés à des violences domestiques ou à des pratiques criminelles isolées. Certaines enquêtes ont également porté sur des meurtres d’enfants associés à des croyances rituelles, bien que ces actes soient illégaux et poursuivis par les autorités.

Toutefois, une attaque visant directement une école maternelle reste inhabituelle dans le pays. Ce type de violence, ciblant de très jeunes enfants dans un cadre éducatif, suscite une forte émotion au sein de la population.

Une violence rare mais présente en Afrique de l’Est

Dans d’autres pays d’Afrique de l’Est, des crimes visant des enfants ont également été signalés, sous différentes formes. Des affaires d’enlèvements ou de meurtres liés à des croyances rituelles ont été documentées par les autorités et des organisations internationales.

Les attaques directes contre des établissements scolaires par des individus isolés restent peu fréquentes dans la région. Les violences visant des écoles y sont davantage associées à des contextes sécuritaires spécifiques, notamment dans certaines zones frontalières. L’homme interpellé devrait être présenté devant une juridiction compétente à l’issue de l’enquête en cours, qui devra déterminer les charges retenues et les suites judiciaires à engager.

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