Trois jours de réflexion sur la Constitution béninoise

« La Constitution béninoise du 11 décembre 1990 : un model pour l’Afrique ? » Tel est le thème d’un colloque international qui se tient depuis hier et ce jusqu’au vendredi prochain au Palais des congrès de Cotonou.

La Constitution béninoise du 11 décembre 1990 est-elle un modèle pour l’Afrique ? La recherche d’éléments de réponse à cette question est la cause d’un colloque qui se tient depuis hier au palais des congrès de Cotonou. Il s’agit du colloque international de Cotonou prévue pour les 8, 9 et 10 août et dont la cérémonie officielle d’ouverture s’est tenue hier en présence des membres du gouvernement, des président d’institution de la République, d’universitaire et d’étudiants. Œuvre de l’Association béninoise de droit constitutionnelle, ce colloque qui se tient en hommage au professeur Maurice Ahanhanzo-Glèlè, inspirateur de l’objet même du colloque, la Constitution béninoise du 11 décembre 1990.  Pendant donc trois jours, juge constitutionnels, professeurs agrégés de droit public et privé, professeur d’universités, constitutionnalistes, tous venus d’Afrique et d’Europe, doctorants et étudiants vont se pencher en « professionnel du droit » sur la loi fondamentale béninoise. Quatre temps forts ont marqué la cérémonie d’ouverture d’hier. Les discours des organisateurs et partenaires, l’hommage au professeur Maurice Ahanhanzo-Glèlè, la leçon inaugurale du professeur Koffi Ahadzi-Nonou, président de l’université de Lomé sur le thème « Constitution, démocratie et pouvoir politique en Afrique, et l’ouverture officielle du colloque par Robert Dossou, président de la Cour Constitutionnelle béninoise et président des juridictions constitutionnelles africaines.

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Discours en bref

Pour Joel Aivo, président de l’Association béninoise du droit constitutionnel, la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 est celle de tous les records.  Record de longévité, d’intangibilité et de stabilité. Et 22 après sa naissance « nous avons pensé » que les techniciens du droit s’y penchent pour comprendre ses records. Selon lui, vu la manière dont la démocratie malienne a volé en éclat, il est de bon ton de réfléchir sur le fonctionnement des institutions démocratiques du Bénin. Au nom des partenaires scientifiques du colloque, Jean du Bois de Gaudusson, professeur agrégé de droit public et de sciences politiques et président honoraire de l’université de Montesquieu-Bordeau, a souligné que ce colloque est la preuve de l’existence d’une communauté scientifique juridique. Tour à tour, les partenaires financiers ont salué l’initiative tout en espérant que « des recommandations concrètes » en sortiront. « une constitution est le réceptacle de toute l’histoire d’une nation. Les Etats modernes qui ont été solidement construits l’ont été avec l’aide des juristes qui ont dégagé les grandes théories. Nous devons-nous poser la question de savoir quel est le rôle d’un juge Constitutionnel, particulièrement au Bénin », a indiqué Me Robert Dossou avant de procéder à l’ouverture de la rencontre…

…pour le choc des idées

Huit panels pour aborder environ quarante thèmes à travers ateliers, tables rondes, communications et débats. C’est ce à quoi vont s’atteler les locataires de la salle bleu du palais des congrès pendant trois jours.  Entre autres thèmes au programme cinquante ans de théorie constitutionnelle en Afrique, Election en Afrique entre un modèle d’importation étrangère et une voie originale de démocratie, l’ambiguïté statutaire du pouvoir judiciaire dans les constitutions africaines : le as du Bénin, la constitution béninoise du 11 décembre 1990 et la responsabilité pénale des gouvernants, la protection de la constitution par le citoyen : cas de la constitution béninoise du 11 décembre 1990, la Cour constitutionnelle béninoise comme modèle de justice constitutionnelle en Afrique ?, la constitution de Glèlè en Afrique : modèle ou contre modèle, le président de la république dans la constitution béninoise, le parlement dans le régime politique béninois, théorie du contre-pouvoir et constitution béninoise, la Cour constitutionnelle béninoise en fait-elle trop, l’économie dans les constitutions africaines.

 

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