Orou Sé Guéné présente ses excuses à la juge Bako

Orou Sé Guéné, l’ancien député et actuel maire de la commune de Kalalé, arrêté et placé sous mandat de dépôt le 28 juillet dernier était devant le juge ce mardi 4 août 2015. L’ancien député de la 6ème législature  y était, suite à l’appel qu’il a formulé auprès de la Cour d’appel consécutivement à la décision du tribunal de première classe de Parakou qui l’a condamné le 2 décembre dernier à une peine d’emprisonnement de 6 mois et à une amende de 500.000 FCFA.

Cette décision était assortie d’un mandat d’arrêt. Il faut rappeler que l’ex-député a été condamné dans une affaire d’outrage à magistrat notamment sur la juge des libertés et de la détention du tribunal de première instance de première classe de Parakou, Aleyya Gouda Bako, dans le cadre d’une affaire de meurtre dans laquelle sont impliqués certains de ses militants.

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Excuses

Lors du procès en appel ce jour, le nouveau maire de la commune de Kalalé, n’a pas reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a plutôt fait savoir à la Cour d’appel que sa manière de procéder est mauvaise. Sinon, a expliqué l’ex-élu de la 7ème circonscription électorale, son intention n’était que de contribuer à la manifestation de la vérité. Car, a indiqué le désormais maire prisonnier, le procès verbal fait par la police dans le dossier de meurtre pour lequel il était entré dans le bureau de la juge des libertés et de la détention dans la nuit du 6 novembre 2014, est tronqué. Au cours de l’audience, l’ancien député, après avoir répondu tant bien que mal aux différentes interrogations de la Cour, a présenté ses excuses à la juge Bako.

Réquisitoire et mise en délibéré

Dans son réquisitoire lors du procès ce mardi, le ministère public a demandé à la Cour d’appel d’interroger la loi, la société dans ce dossier dans lequel l’ancien proche du chef de l’Etat qui avait nargué la justice est accusé d’outrage à magistrat.

Le parquet a, quant à lui, demandé à la Cour de le condamner à 6 mois d’emprisonnement ferme. Pour ce qui est de l’amende, le parquet a plutôt souhaité qu’elle soit fixée à 300.000 FCFA. La défense assurée, entre autres, par maîtres Arthur Balley et Raymond Dossa, a plaidé pour la relaxe pure et simple de l’ancien député. A défaut de cette relaxe, elle a demandé sa remise en liberté provisoire.

La Cour d’appel, suite aux différents réquisitoires et plaidoiries, a décidé de mettre l’affaire en délibéré le 15 septembre prochain. En attendant cette date, Orou Sé Guéné retourne en prison

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