En application du règlement 14 de l’Union économique monétaire ouest-africaine, l’État béninois a levé les barrières de contrôle et enclenché une lutte farouche contre le rançonnement des usagers de la route par les policiers et les gendarmes.
Cette décision prise par le gouvernement depuis un certain temps est une porte ouverte aux dérives pour certains conducteurs de taxi qui, non seulement ne se mettent plus en règle, mais aussi narguent les agents de sécurité en foulant au pied les principes sacrosaints du code routier. Face à ces agissements, le gouvernement a pris le taureau par les cornes et à interpeller les différents responsables syndicaux des conducteurs de taxi du Bénin.
Suite à cette rencontre de vérité, la mesure est entrée en vigueur du moins ce jour sur les axes routiers du pays. Dans les gares routières sillonnées à Cotonou, les tarifs ont connu une augmentation. « Je veux prendre le taxi pour aller à Bohicon, mais je constate que le prix a augmenté » lâche Juliette. « De 3000fcfa, le tarif est passé à 3500fcfa » précise Mathieu, qui mentionne que cette augmentation est due à la mesure d’interdiction de surcharge imposée aux conducteurs. Pour certains conducteurs, la surcharge se faisait en complicité avec les forces de sécurité publique à cause du rançonnement. D’autres conducteurs estiment que la mesure permettra de ne plus entasser les clients dans les voitures.
« Personne ne peut outre passer cette mesure, car il sera instauré sur les gares un registre pour contrôler le chargement, l’état, les pièces du véhicule avant sa sortie de la gare » tempère un responsable de gare tickets en main rencontré à la gare de Godomey. Face à la mesure, et à l’augmentation des tarifs qu’elle a engendré, plusieurs passagers sont inquiets et ne savent plus à quel saint se vouer.
Mais ils doivent garder à l’esprit que la sécurité sur les axes routiers et la préservation de la vie humaine ne sont pas discutables. Et le gouvernement l’a bien compris