Filière coton : Les réponses du ministre Koudandé aux inquiétudes des députés

Filière coton : Les réponses du ministre Koudandé aux inquiétudes des députés

Bénin : L’accroissement de la production cotonnière au cœur d’un atelier à Dassa

Les difficultés d’évacuation du coton produit vers les usines ainsi que la mouille et les difficultés de transport, sont autant de questions d’actualité posées aussi bien par le député Eric Houndété et son collègue Abdoulaye Gounou. Des éléments de réponses apportés par le ministre de l’agriculture n’ont pas pour autant convaincu les auteurs de ces questions.

Trois différentes questions d’actualité relatives au coton. C’est du moins le plat qui a été servi hier en plénière au gouvernement représenté par le ministre de l’Agriculture et son homologue de la Justice. Selon la question de l’honorable Eric Houndété, le gouvernement a lancé le 03 novembre 2016 dernier la campagne cotonnière 2016-2017 avec pour objectif de produire au plan national, 350 mille tonnes de coton graine. Mais des informations de sources gouvernementales font état de ce que la production avoisinerait les 400 mille tonnes de coton graine. Selon le premier vice-président de l’Assemblée nationale, aujourd’hui malgré les efforts des braves paysans, la situation dans certaines communes du Bénin est inquiétante, surtout par rapport aux difficultés d’évacuation du coton et aussi certains transporteurs qui se plaignent du traitement dont ils font l’objet dans le cadre de cette campagne cotonnière. L’auteur de la question a voulu connaitre les dispositions prises par le gouvernement pour garantir un réel succès de la campagne cotonnière 2016-2017, comment le gouvernement explique t-il les difficultés d’évacuation du coton constatées dans certaines communes et quelles sont les mesures prises pour éviter des pertes pour les producteurs et soulager les producteurs dont les récoltes auraient subi des dommages. L’honorable Abdoulaye Gounou a également posé une question d’actualité similaire. Le ministre Koudandé Delphin a tenté d’apporter des éléments de réponses aux préoccupations des auteurs de la question.

Réponse du ministre de l’agriculture

« …Il faut dire que dès la prise du pouvoir par le gouvernement du président Patrice Talon, la décision du conseil des ministres en sa séance ordinaire du 26 avril 2016 a rétabli l’accord de cadre entre l’Etat et l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) qui était mise en place le 07 janvier 2009. Suite à cette décision, j’ai pris un arrêté portant création du comité technique paritaire transitoire chargé de conduire la campagne cotonnière 2016-2017. La production du coton graine pour la campagne précédente s’élevait à environ 260 mille tonnes. Par rapport à la question concernant la lenteur dans l’évacuation et l’égrenage du coton graine, primo, je voudrais rappeler que la production cotonnière a franchi aujourd’hui le seuil de 400 mille tonnes pour cette campagne 2016-2017, niveau non anticipé quand les prévisions en début de campagne étaient de 350 mille tonnes coton graine ; C’est sur cette base que les plans d’évacuation ont été établis. Cette belle performance bouscule naturellement le schéma préétabli et demande une réadaptation rapide. Secondo, il y a eu des retards dans la mise en œuvre du plan d’évacuation, retard essentiellement imputable aux mouvements des transporteurs de coton ; prévu pour démarrer le 10 novembre 2016, l’approvisionnement des usines n’a commencé que le 12 décembre 2016, soit un mois de retard. Il faut ajouter les charges au niveau de certaines usines. La conjonction de ces trois facteurs ne pouvait que conduire à des perturbations ne serait-ce que momentanées dans l’évacuation du coton graine vers les usines et la congestion observée devant les usines ; le département de l’Atacora a une spécificité ; il y a une superposition partielle entre les calendriers de production de riz et la période de commercialisation du coton ; ce contexte spécifique a sans doute interagi avec les trois facteurs perturbateurs que je venais d’évoquer tantôt ; A la date d’aujourd’hui du 20 avril 2017, la quantité de coton graine égrenée s’élève à 401.201.000 tonnes. Pour les camions en attente devant les usines, la quantité de coton graine est estimée à

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Commentaires

Commentaires du site 2
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    Boni 7 mois

    Le ministre parle de mouvements de transporteurs,qu’il se renseigne bien,avant d’aller à l’hémicycle s’expliquer.les montants restants des campagnes des années écoulées;la fixation des prix de transport de coton graines sont des problèmes immédiats que le gouvernement connaissait trés bien,et qui fesait la sourde oreille,et montrait ses muscles face aux transpoteurs suite à une reunion qui s’est tenue à la mairie de parakou;que ce ministre s’y renseigne.SECONDO les prix fixés par L’AIC et consorts sont catastrophiques face au prix du gos-oil qui n’a jamais connu de baisse;les transporteurs n’ont pas été associés à la fixation des prix des transports et on ne peut a jamais faire le bonheur de quelqu’un sans son consentement,ils ont parlés en irresponsables à pkou.les transporteurs démotivés,le coton qui blûle par çi par là,les cotonculteurs qui quittent les zones les plus réculées se rendant dans les usines soit disant qu’ils sont venus cherchés camions,et la corruption qui s’érrige en maitre dans l’admistration des cadres des usines.il y en a assez

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    OLLA OUMAR 7 mois

    Non seulement ces ruptucons veulent s’approprier cette performance de production du coton obtenue par le gouvernement de yayi boni ( les producteurs , transporteurs et autres ayant été encouragés par yayi boni pour obtenir ce résultat que talon l’es.croc lui vole ) en plus , ce dernier avec son gouvernement ne peuvent anticiper pour éviter la mouille du coton ; ne dit-on pas que gouverner c’est prévoir ?