Un an après l’élection: La classe politique béninoise a-t-elle tiré toutes les leçons de son échec ?

Un an après l’élection: La classe politique béninoise a-t-elle tiré toutes les leçons de son échec ?

Fondation Adrien Houngbédji pour le Numérique et la jeunesse: pour la promotion des TIC au Bénin

La dernière élection présidentielle a montré à la face du monde les faiblesses de notre classe politique. Indécise, instable, mal organisée, manipulable, elle n’a pu hisser un des siens dans le trio de tête de cette élection, laissant le terrain libre aux candidatures solitaires et aux opérateurs économiques, pour prendre possession de l’agora politique.

Un an après, les agissements d’aujourd’hui ne présagent guère d’une prise de conscience au sein de cette classe politique.

Au cours d’une Université d’été de développement (Ued) –think thank- constituée d’intellectuels béninois de la diaspora -tenue en Août 2012 au Chant d’Oiseau-, Bruno Amoussou, l’invité d’honneur alors président du Psd et de l’Un interpellait les intellectuels sur ce qu’on pourrait appeler leur défaitisme politique. Ces derniers, disait-il, avaient l’impression que la politique est un terrain où compétissent les cancres, les nuls, les médiocres, et qui n’était pas propice à l’éclosion et l’épanouissement de l’intellectuel. Et que, ce faisant, ils laissent le terrain libre aux aventuriers, aux opportunistes de tout acabit, aux ignares et aux cancres, de prendre les décisions à leurs places et de les diriger. Conclusion du sage politicien : Si vous les intellectuels, les éclairés, vous refusez de militer, vous laisserez votre pays et votre sort dans des mains qui vous conduiront où vous ne voulez pas. Diagnostic juste et fondé de la situation politique actuelle ? Bruno Amoussou n’est pas si loin. Sans être la seule cause de la déconfiture observée actuelle, l’analyse du politicien a eu le mérite de nous éveiller sur l’apolitisme suicidaire des intellectuels, qui a ouvert de grands boulevards aux spécimens dangereux qui ont progressivement pris en otage la classe politique. De 2012 à 2017, on peut oser dire que la situation s’est encore dégradée. A la place d’hommes éclairés, courageux, capables de prendre des décisions et d’anticiper sur les enjeux de la société de demain, on aperçoit une horde d’opportunistes guidés par le seul souci de préserver leurs intérêts égoïstes.

Les leçons de l’échec

C’est cette situation qui a donné ce à quoi on a assisté à la présidentielle de 2016, où aucun homme politique n’a pu franchir la barre du premier tour. Aucun parti n’a réussi non plus à désigner un candidat. L’Un qui a entamé la procédure a fini par y surseoir, plantant du coup Emmanuel Golou et Eric Houndété. Le Prd, la Rb et les Fcbe, se sont coalisés pour désigner Lionel Zinsou, un néophyte peu connu. Le Prd et la Rb n’ont réussi à trouver de dignes successeurs à leurs candidats traditionnels, que sont Adrien Houngbédji et Lehady Soglo. Tout ceci est la conséquence d’un manque d’organisation, d’agenda à long terme et de

Vous devez avoir un abonnement de la liste suivante: 1 jour, 1 mois, 6 mois et 1 an pour consulter la suite de cet article
Connectez-vous ci-dessous si vous avez un compte ou Créez votre compte

Commentaires

Commentaires du site 4
  • Avatar commentaire
    José 3 mois

    Un Peuple n’a que les Dirigeants qu’il mérite.

  • Avatar commentaire
    CODJO ATAKOUN 3 mois

    Pour notre guide éclairé des années 1970, il n’y avait au Benin que des intellectuels tarés. Bruno Amoussou dit le contraire en déclarant que les intellectuels pensent que “la classe politique béninoise est un terrain où compétissent les cancres, les nuls, les médiocres et qui n’était pas propice à l’éclosion et l’épanouissement de l’intellectuel…. et laissent le terrain libre aux aventuriers, aux opportunistes de tout acabit, aux ignares et aux cancres de prendre les décisions à leurs places et de les diriger”.
    Il faut avouer qu’il y a une espèce de schizophrénie dans notre pays qui ne laisse aucun espoir au progrès et cela est bien dommage mais tels nous sommes et tels nous resterons. Ce n’est pas du défaitisme mais juste la triste réalité car j’ai eu à lire sur ce forum des commentaires de gens courageux qui avaient engagé leurs propres fonds pour installer au Benin des entreprises afin de participer au développement du pays. Les embûches mises sur leur chemin avaient telles qu’ils ont jeté l’éponge et tourné le dos au Benin, déçus. Les pays sont comme les hommes. Il y a ceux qu’on a juste besoin de conseiller pour qu’il démarre au quart de tour et réussissent et puis il y a les autres qui malgré les milliards déversés sur leur tête réussissent à échouer rien que pour prouver à dessein à quel point ils peuvent être MAUVAIS.