Vente de téléphones portables et accessoires : Une activité florissante à Cotonou

Vente de téléphones portables et accessoires : Une activité florissante à Cotonou

Un peu partout à Cotonou, sont installées des structures de vente de téléphones portables et accessoires. Ces appareils que la population ne s’offrait que dans de grandes boutiques il y a quelques années, sont aujourd’hui commercialisés aussi bien dans ces structures que par des vendeurs aux petits étalages.

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Un tour dans la ville de Cotonou. A plusieurs carrefours, on observe des boutiques devant lesquelles des enceintes font résonner des voix. Celles-ci convaint les passants à faire un tour à l’intérieur, pour découvrir le « nouvel arrivage de téléphones ». Ce sont les structures de vente de téléphones portables et accessoires.

Elles sont installées un peu partout dans la capitale économique du Bénin, et mettent à la disposition de la population des téléphones portables de différentes marques et à des coûts relativement abordables. Ces revendeurs témoignent qu’ils s’approvisionnent auprès de grossistes venus du Nigeria, de la Chine ou de la France. Nigérians, Béninois, Libanais, Chinois, Indiens et autres, animent ce marché. Si cette activité existe depuis plusieurs années dans la ville, elle s’y est beaucoup développée ces dernières années avec la prolifération de téléphones à faibles coûts et la multiplication des petits commerçants.

Trois catégories de promoteurs

La vente de téléphones et accessoires fait intervenir trois catégories de vendeurs selon la taille de leurs structures. Les gros vendeurs qui détiennent les grandes boutiques : ici, on peut retrouver des centaines d’appareils exposés. Leurs boutiques sont bien organisées, avec des promotions et publicités sur les chaînes de radio et de télévision de la place. Ils emploient un nombre important de personnel, en majorité des jeunes filles qui réservent un bon accueil aux clients. Ensuite viennent les promoteurs qui ont des boutiques de moindres portées. Ils possèdent très peu d’employés, mais rivalisent parfois avec les premiers, en termes de chiffre d’affaires. La troisième catégorie est celle des vendeurs sans boutiques, qui s’installent généralement sous des parasols aux abords des voies. Mais d’aucuns disposent leurs articles à même le sol, ou encore ils se tiennent debout aux carrefours.

Une activité rémunératrice, mais pas sans risques

La vente de téléphones portables est une activité rémunératrice à en croire les commerçants du milieu. Zouli kifl, un promoteur rencontré à Gbégamey confie : «  ça fait quatorze ans que je ne mène que cette activité. J’ai une famille et je viens d’ouvrir ma deuxième boutique. ». Roméo Dégbey, un autre interviewé dans la zone de l’étoile rouge, avoue qu’il a abandonné depuis 2013 la vente de motos neuves pour se convertir à celle de téléphones portables.

« C’est mieux. Car je suis sûr de vendre au moins six portables par jours, alors qu’une moto se vend après plusieurs mois » a-t-il informé.

En dehors de ces avantages, les deux commerçants reconnaissent la diminution du chiffre d’affaires ces dernières années, dues à l’arrivée de plusieurs acteurs sur ce marché. En plus, Roméo fait comprendre qu’il y a des risques de perte dus à la mauvaise qualité de certains appareils que les grossistes refusent de changer. C’est l’une des raisons de la faillite qu’à connu Kodjo Romaric, ancien vendeur rencontré à Agontinkon. Il projette toutefois de se relancer avec prudence et une meilleure organisation de sa boutique

Commentaires

Commentaires du site 2
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    Tchite' 3 semaines

    Interessant, mais malheureusement nous n’avons pas un organisme national de controle de qualite’ de ces appareils. Tout et rien est deverse’ sur notre marche’ et personne ne s’interesse aux risques que cela’ pourrait comporter.

    Il faudra, si je peux suggerer a’ qui veut l’entendre au niveau des autorite’s de ce pays, un ou des centres de recherches et d’etudes du fonctionnnement minitieux de ces appareils, l’effet des ondes emis et pourquoi pas commencer des fabrications locales.

    Il y a dans ce pays une jeunesse tres active, il faut (faudra) penser a’ commencer a’ la mettre de maniere qualitative au travail afin de relever les defits qui nous font face en ce 21eme siecle.

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      OLLA OUMAR 3 semaines

      beau discours, tres inutile et vide de sens. Si demain on attend que le gourvernement <> Vous serez encore les premier a crier que le gouvernement veux detruire le business des ces petits commercants… Tu viens maintenant nous raconter des conneries… du “francais”…un melange de mots qui ne sert a rien.