Procès de la Renaissance du Bénin : Les juges et les avocats des frondeurs se sont volatilisés

Procès de la Renaissance du Bénin : Les juges et les avocats des frondeurs se sont volatilisés

(L’indignation du bâtonnier Robert Dossou) Pour une énième fois, l’audience sur le procès Rb qui dure depuis juillet 2017 a été reportée. Beaucoup pen

Bénin : Les avocats de Lehady Soglo récusent le trio de juges en charge du dossier RB

(L’indignation du bâtonnier Robert Dossou) Pour une énième fois, l’audience sur le procès Rb qui dure depuis juillet 2017 a été reportée. Beaucoup pensaient dans l’opinion publique que le verdict allait tomber hier mercredi 08 novembre, à l’issue des observations du ministère public comme souhaité lors de l’audience du lundi 06 novembre dernier, par Gilbert Togbonon le nouveau procureur de la République. Mais hélas ! L’audience a été reportée après une longue attente des avocats de Léhady Soglo et des personnes venues assister au procès.

Le suspense continue et il faudra peut être attendre des jours encore pour connaître l’issue de la scission qui a fait naitre deux camps à la Renaissance du Bénin depuis juin.

Hier matin à l’ouverture de l’audience, les avocats de la défense c’est-à-dire du camp dit des ‘’frondeurs’’, notamment Me Filibert Béhanzin, ont rappelé la jonction des trois (03) autres procédures à celle qui est en cours, pour que le juge en tienne compte. Me Alfred Bocovo des demandeurs réplique automatiquement et précise qu’il a offert son désistement dans le principal dossier en cas de jonction, et donc que la procédure accessoire subira le sort de la principale.

Après ces interventions, la formation collégiale s’est retirée pour apprécier. Elle reviendra plus d’une demi-heure après pour déclarer éteintes deux (02) des trois (03) autres procédures pour lesquelles les avocats de Léhady Soglo ont offert leur désistement. Eudoxie Ackapo, ses accesseurs et le premier substitut du procureur de la République, ont une fois encore renvoyé l’audience, à 15h cette fois-ci, en attendant les observations du ministère public.

Effectivement, à quelques minutes de l’heure indiquée, la salle d’audience était déjà pleine. Me Robert Dossou, Alfred Bocovo, Nadine Dossou et autres, étaient visiblement prêts et n’attendaient que le juge pour l’ouverture et la suite du procès. Du côté de la défense, on ne voyait que Me Filibert Béhanzin qui quittera la salle quelques minutes plus tard. Les allers-retours et quelques échanges à tue-tête entre les avocats des demandeurs, faisaient croire à l’assistance que bientôt la formation collégiale va apparaître pour rendre sa décision. Mais en vain, ils ne viendront pas jusqu’à ce qu’à 17h20, Robert Dossou et les siens très déçus décident de quitter la salle. A sa suite, la salle d’audience s’est automatiquement vidée.

Une heure plus tard, c’est-à-dire autour de 18h30, on apprend que le juge serait venu et qu’il aurait reporté l’audience pour un autre jour. Une situation qui entraine davantage de flou autour de ce procès dont le verdict n’est peut-être pas pour demain. Il faut rappeler qu’à la sortie, Me Robert Dossou n’a pas manqué de faire part de son étonnement et son indignation face à ce qui se passe. Aux dernières nouvelles, on apprend que les avocats de la défense auraient écrit au président par intérim du tribunal, pour récuser le trio de juges qui est sur le dossier.

Il faut rappeler que le lundi dernier, les différents protagonistes de la crise étaient à nouveau devant le juge Eudoxie Ackapo et ses accesseurs, au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Bien sûr, après la suspension jusqu’à fin décembre de la grève des greffiers.

Tout était prêt pour qu’elle donne la sentence ce jour-là sur la procédure en délibéré. Mais à la surprise générale des avocats des demandeurs, le ministère public représenté par le procureur de la République près le tribunal de Cotonou, Ulrich Gilbert Togbonon, a souhaité le rabat du délibéré. Mieux, il a ordonné la jonction de la procédure en référé à la procédure en délibéré, afin de lui permettre de faire ses observations. Les parties impliquées dans ce dossier sont invitées à se présenter à nouveau devant le juge le mercredi 08 novembre 2017 à 10h pour la suite.

La colère et l’indignation du bâtonnier Robert Dossou

« … Nous sommes dans le vague, que se passe-t-il ? Nous ne

le savons pas. Ça fait 44 ans que je suis dans ce palais de justice, je n’ai jamais vu cela même en pleine révolution, parce que moi j’ai traversé toute la révolution. Et pourtant, tout le monde dit que c’est la révolution qui était la plus dictatoriale, malgré cela la justice a fait son travail. Pendant ces 17 années, il y a eu quelques couacs, quelques difficultés, mais les juges ont tenu bon et je souhaiterais que les juges tiennent bon cette fois-ci encore. Sinon, la démocratie est foutue et la République avec.

Je ne tire aucune conclusion. Je fais un constat, ce qui se passe est anormal. Un délibéré, de 15h à 17h20, on n’a vu ni greffier ni président ni juge. Ils ont disparu, les avocats de la défense aussi ont disparu. Donc nous avocats des demandeurs, nous décidons de rentrer chez nous à 17h30 ».

Commentaires

Commentaires du site 7
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    Tchité Il y a 1 année

    La politique politicienne. Ils savent tous ce qui se passent, mais décident de continuer a’ perdre le temps a’ tous. A quand un effort réel de resolution ou carrément de prévention des conflits d’intéret de ce genre dans ce pays si petit, mais avec tant de problemes qu’on s’infligent a’ nous memes?

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    OLLA OUMAR Il y a 1 année

    J’ai mal à mon bénin

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    Napoléon1 Il y a 1 année

    On voit que décidement la justice, elle aussi, elle est pourrie au Bénin.

    Dans un Etat de droit digne, une justice non parisane ne fait pas de tel Volte-face.

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    La démocratie de la rupture c’est la rupture de la démocratie. Notez bien 

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    Eh oui, c’est le Bénin de Pata. Affaire à suivre !

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    Paul Ahéhénou Il y a 1 année

    Plus rien ne m’étonne dans ce Bénin où M. Talon a déjà avisé qu’il sera candidat en 2021 et a fait du coup la politique politicienne son arme N°1