Subventions aux fédérations béninoises : L’initiative mérite un suivi rigoureux

Subventions aux fédérations béninoises : L’initiative mérite un suivi rigoureux

Dans la tradition qui est la nôtre au Bénin, le ministère en charge du sport accompagne financièrement les Fédérations sportives chaque année.

Renaissance du sport béninois: Des actions prometteuses, une ambition à concrétiser

Depuis l’avènement du régime dit du nouveau départ, cette initiative a connu une amélioration, et quelques réformes permettant aux fédérations de bien mener leurs activités statutaires. Mais, il faut encore améliorer les critères d’octroi de ces subventions.

Le vent de la rupture qui a emballé le peuple Béninois le 6 avril 2016 n’a pas épargné le mouvement sportif. Le jeune ministre des sports d’alors et aujourd’hui ministre du Tourisme, de la culture et des sports Oswald Homéky a pris les rênes de ce portefeuille ministériel avec beaucoup d’engagement et d’ambitions. Afin de permettre aux différentes fédérations sportives de mieux organiser leurs activités sportives, le ministre Oswald Homéky a pris l’engagement de mettre à disposition de ces instances faitières du sport béninois les subventions, plus tôt que d’habitude.

Une promesse de donner ces subventions dans le premier trimestre de l’année a été réalisée, mais pas respectée en 2017. Faute à une période relativement longue d’arbitrage des différents programmes d’activités, et du budget à octroyer à chaque fédération. Mais, les fédérations sont rentrées en possession de ces subventions plutôt que d’habitude. Mieux, elles ont été augmentées, avec un pactole de 502.000.000F.

Pour l’année 2018, le ministre a tenu le pari de mettre à disposition ces subventions dans le premier trimestre. Ainsi, le vendredi 30 mars 2019, 29 fédérations ont reçu des chèques avec une augmentation pour chaque fédération. La somme distribuée s’élève à 553.000.000Fcfa, soit une augmentation de 51.000.000 Fcfa par rapport à 2017, avec la promesse que la cagnotte de 2019 sera encore plus élevée. Aussi, le ministre et son équipe ont insisté sur le fait qu’il faut prioriser les compétitions nationales et régionales.

Un impact certain

La démarche et l’investissement personnel du ministre des sports pour la mobilisation des ressources aux fédérations, dénote de la volonté du gouvernement à œuvrer pour le développement du sport en général et du sport d’élite en particulier. Salué par les dirigeants des fédérations, l’effort du régime à travers son ministre des sports permet aux fédérations d’éponger les dettes accumulées au cours des exercices précédentes.

A priori, cela peut justifier pourquoi certaines fédérations n’ont pas organisé des activités en 2017. Mais, la majorité a organisé ses activités statutaires de sorte qu’au cours de l’année, les compétitions sportives ont été programmées sans attendre le mois de novembre ou de décembre. D’autres parmi elles ont organisé des compétitions internationales.

Ces subventions ont aussi permis aux athlètes béninois de prendre part à des compétitions sous-régionales et continentales, avec des médailles à la clé. Par exemple, la fédération de scrabble a pu participer à des compétitions, avec un nombre plus élevé de scrabbleurs. Il en est de même pour d’autres fédérations. Dans l’exécution du programme d’activité, les fédérations sont donc plus sereines avec ces moyens, qui restent néanmoins de petites cagnottes comparativement au sport de haut niveau.

Des récriminations

Dans cet appui aux fédérations, il est à noter que les critères d’attribution des fonds (entre autres il faut avoir un siège, un secrétariat permanant, déclarer le nombre de licenciés…), souffrent de beaucoup de largesse. Car, bien que le ministre Oswald Homéky et les cadres de son ministère ont défini ces critères, il est à constater que beaucoup de fédérations bénéficiaires ne les remplissent pas.

Mieux, certaines comme la fédération de tir à l’arc, la fédération de tonsimin ball etc., ont continué à faire du saupoudrage, avec comme seule activité de l’année, le championnat national. En plus, il faut un suivi strict de ces subventions, avec une vérification digne du nom des pièces comptables, et une obligation d’organiser régulièrement des compétitions pour les différentes catégories d’âge

Commentaires

Commentaires du site 1
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    Napoléon1 Il y a 3 mois

    J’aimerais bien savoir, d’où un pays aussi pauvre comme le Bénin prend l’argent pour soutenir les fédérations supportives. Il vaut mieux le nécessaire avant l’agréable. Et surtout Il ne faudra pas que Nous vivions au-dessus de nos moyens.