Emprisonné au Liban depuis 2015, Hannibal Kadhafi voit l’affaire de l’imam Sadr, vieille de 40 ans, aggraver son cas aux yeux de l’opinion.Détenu au Liban depuis le mois de décembre 2015, Hannibal Kadhafi, le fils du dictateur libyen Mouammar Kadhafi, a trouvé en la famille de l’imam libanais, Moussa Sadr, de fervents opposants à sa libération. En effet, ce dernier aurait été enlevé par les forces libyennes en 1978, après que le fils du dictateur libyen ait fourni d’importantes informations à son sujet. 

L’imam Sadr, un enlèvement qui remonte à 1978

À l’époque, l’imam Sadr était invité par le colonel Kadhafi à se rendre en Libye. Or, peu après son arrivée, ce dernier n’a plus donné aucun signe de vie. Très vite, de forts soupçons ont été émis à l’encontre du régime libyen qui, par la voix de Mouammar Kadhafi a toujours assuré que ce dernier s’était rendu du côté de Rome quelques jours seulement après son arrivée à Tripoli. Toutefois, selon la famille de l’imam, Hannibal Kadhafi aurait en sa possession des informations concernant son lieu d’emprisonnement, mais également concernant les agents libyens s’étant fait passer pour l’imam Sadr, du côté de Rome.

Résultat, s’il était trop jeune à l’époque pour être derrière l’enlèvement, voire même l’assassinat de l’Imam, ce dernier n’en reste pas moins l’un des plus au courant. Le crime ayant « perduré », Hannibal Kadhafi ayant eu d’importants rôles à l’époque ou son père était encore au pouvoir et les nombreuses informations dont il dispose, font de lui un homme important et justiciable. « Le fait qu’Hannibal Kadhafi était un réfugié politique dans un État arabe frère ne lui accorde aucune immunité et ne produit aucun effet juridique » confirme d’ailleurs la famille.

La pression internationale s’accentue sur le Liban

Cette mise au point intervient à la suite d’une nouvelle passe d’armes entre le ministre sortant de la Justice Salim Jreissati et le député du mouvement Amal (fondé par l’imam Sadr) Ali Bazzi. De nombreuses demandes émanant de la communauté internationale, notamment du Comité des droits de l’homme des Nations unies et de la Libye, ont poussé Jreissati à justifier l’arrestation d’Hannibal Kadhafi. Sous pression, ce dernier a de fait, décidé de se tourner vers la direction de l’Inspection judiciaire afin qu’une explication claire et concise, concernant les raisons de son incarcération, soit délivrée dans les meilleurs délais. 

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