L’armée guinéenne recrute. Dans un communiqué daté du 01 Février, le Président de la République, Chef des Armées, le Ministre d’État chargé des Affaires Présidentielles et ministre de la Défense Nationale, annonçaient à tous ceux qui le désiraient et pensaient remplir les conditions que les opérations d’enrôlement militaires étaient lancées. Au cours des épreuves, plusieurs d’entre eux perdaient la vie.

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Une épreuve de sélection extrême

Selon la presse internationale, les épreuves physiques, après le dépôt des dossiers et le tri des dossiers de candidatures conformes ; eurent lieu ce week-end à Kankan dans l’Est du Pays. Le but de ces épreuves physiques serait de pouvoir juger de la bonne forme physique des postulants, et parmi ces épreuves, la plus redoutée étant l’épreuve d’endurance. 8 km de trajet à faire au pas de course et en dessous de la limite de temps de 45 mn, au-delà vous aviez de bonnes chances de ne pas être retenu.

Seulement ce week-end, rapporte un organe de presse international, 5 personnes trouvaient la mort après cette épreuve. Pour les autorités en charge de l’organisation , ces décès seraient dus à une déficience cardiaque non décelée par les visites et autres contre-visite médicales à la charge des candidats et exigées pour la constitution du dossier de candidatures.

En outre, alors que l’un des critères énoncés par le communiqué du ministère était que les candidats devaient avoir entre « 18 à 28 ans au 1er janvier 2019 », la presse guinéenne rapportait que deux des victimes, Mamadi Traoré et Michel Pascal Pivi avaient tous les deux passé le cap des 30 ans. De quoi conforter l’assertion de médias nationaux prétendant que le système de recrutement en Guinée serait gangrené par un « Factionnisme » patent plaçant les critères d’origine ethnique au-dessus de règles strictes fondées sur les aptitudes intellectuelles et physiques des recrues.

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