Il y a une dizaine d’années que le colonel Kadhafi avait été déposé manu-militari par des forces militaires occidentales, et depuis la situation en Lybie ne se serait pas améliorée. Pire, elle serait en train de s’enliser vers un conflit entre factions nationales rivales. Une guerre entre l’Est, avec pour capitale Benghazi et son armée la LNA et l’Ouest avec Tripoli comme capitale et son gouvernement d’Accord National soutenu par les Nations unies.

Le pétrole le nerf de la Guerre

La Libye posséderait selon la presse internationale,  les plus grandes réserves avérées de pétrole en Afrique. Dans les années 70, le pays produisait plus de 3 millions de barils par jour. En 2017, son pétrole représentait 0,9% des productions mondiales, le pays produisant plus de 40 millions de tonnes de pétrole, soit 817,3 milliers de barils par jour.

Cependant, depuis 2011, les évènements politiques en Lybie auraient eu de graves répercussions sur la production de pétrole du pays, affectant ainsi son prix dans le monde entier. En début d’année, Khalifa Haftar, le chef de l’armée nationale libyenne (LNA), prenait le contrôle du champ pétrolifère Al-Sharara situé près de Tripoli et du champ pétrolifère El-Feel ; mettant un terme à leur processus de production. Ces gisements font partie des plus importants du pays, produisant normalement plus de 315 000 barils par jour, soit un peu plus du tiers de la production mondiale. On comprend donc de ce fait que celui en Lybie qui contrôlerait le pétrole serait somme toute maître du jeu. Et le Général Haftar ayant été 20 ans aux côtés de Khadafi , l’avaient vite compris.

Une position mitigée des alliés occidentaux

Le Gouvernement d’Accord National de Fayez al-Sarraj, soutenu par la communauté internationale est dans la tourmente. C’est le GNA, qui devait régulièrement faire face aux attaques répétées de l’armée de Haftar, et la communauté internationale ; mis à part la condamnation des velléités belligérantes de Haftar ; la France notamment aurait  « toujours estimé que pour un règlement politique, tant Sarraj que Haftar sont incontournables », rapporte la presse internationale qui peine à prendre des décisions radicales.

C’est que selon les observateurs, Haftar contrôle le pétrole et dit vouloir uniquement empêché dans la région et dans son pays, l’expansion islamique terroriste. Avec de si bonnes ‘’dispositions’’ il était difficile pour les Nations Unies de trancher dans le vif. Et la situation s’enlisait. Provoquant depuis debut avril et selon l’ONU, « 454 morts, 2000 blessés, 55.000 déplacés », alors qu’au sud , les milices armées Tebu, Touareg et arabes continuaient à s’affronter pour le contrôle du territoire et des ressources.

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