Huit mois après sa condamnation à indemniser la société américaine Securiport pour dommages, le Bénin, à travers sa Brigade économique et financière (Bef), convoque le Pdg de cette société de sécurité aéroportuaire à se présenter dans ses locaux. Le responsable a plutôt répondu par une correspondance.

Le Bénin prend un autre bout du contentieux avec la société américaine Securiport après sa condamnation par la Chambre de commerce international (Icc) de Paris. Il s’attaque, apprend-t-on, à la manière dont Securiport a obtenu les documents qu’elle a présentés devant cette Chambre. Le Pdg de Securiport, Enrique Segura avait été convoqué pour se présenter à la Brigade économique et financière (Bef) du Bénin le 16 septembre dernier. Ce fut un rendez-vous manqué.

Ce que propose Securiport

Le destinataire a porté des réserves à la convocation relevant qu’elle ne lui a pas été adressée dans son pays, ni au siège de son entreprise, ni auprès des représentations diplomatiques compétentes. Par une correspondance en date du 19 septembre 2019, il a aussi informé la Bef de ce qu’il ne pouvait pas se déplacer dans les prochaines semaines «compte tenu de ses nombreuses obligations ». Il a plutôt exprimé sa disponibilité à répondre, par écrit, aux questions et demande à la Brigade de lui indiquer les motifs de sa convocation.

Le contentieux en question est né de la résiliation, en novembre 2016, du contrat signé en 2015 entre le Bénin et Securiport pour le contrôle des passagers à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cadjèhoun à Cotonou. L’arbitrage international devant la Chambre de commerce international (Icc) de Paris s’est soldé par la condamnation du Bénin à payer 95,3 millions $ soit 55,5 milliards de Fcfa à la société américaine.

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