Nausées durant la grossesse: une étude identifie les causes

C’est un fait connu. Les femmes enceintes souffrent, en effet, de nausées et de vomissements ! Mais pourquoi ? D’où proviennent ces sensations et symptômes ? Une équipe de chercheurs vient, justement, de découvrir les raisons qui pourraient expliquer tout cela… Ouvrant d’ailleurs la porte à de possibles traitements dans les années à venir.

Le Dr. Marlena Fejzo est tombée enceinte et, au cours de sa grossesse, a connu de douloureux épisodes nauséeux… Au point de ne plus être en mesure de vivre une vie normale. Un cas loin d’être isolé. En effet, entre 70 et 80% des femmes déclarent souffrir de nausées importantes lorsqu’elles attendent un enfant. Pour autant, dans le cas du Dr. Fejzo, on parle d’hypermérèse gravidique. Une pathologie qui touche 2% des femmes, seulement !

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La cause des nausées, enfin connue !

Ce sont des types de nausées qui sont tellement sévères, que la vie même du fœtus et de la patiente sont menacées. De fait, dans les cas les plus graves, une hospitalisation est souvent nécessaire. En effet, les patientes sont déshydratées. Pour éviter le pire, celles-ci doivent donc avoir recours à des injections en intraveineuse. Mais pourquoi ? Et bien les équipes du docteur Fejzo, en collaboration avec les chercheurs de l’Université de Cambridge et de l’Université de Kelaniya, à Colombo (au Sri-Lanka) ont percé le mystère.

Tout serait en fait dû à une protéine, la GFD15. Une protéine qui n’est pas spécifique à la grossesse. Pour autant, dès qu’une femme est enceinte, le placenta du fœtus se met à en produire, et ce, à très forte dose. Résultat, la protéine GFD15 circule dans le sang de la future maman. Résultat, lorsque les femmes concernées n’y ont pas beaucoup été exposées, celles-ci n’y sont pas habituées. De fait, leur organisme réagit à travers les nausées.

Un traitement, bientôt possible ?

Cette découverte pourrait entraîner l’apparition prochaine de nouveaux traitements pour mieux gérer la GFD15, notamment dans le cadre de l’hypermérèse gravidique. À termes, ces derniers pourraient bien réussir à cibler, directement dans le cerveau, les récepteurs qui sont associés à cette protéine, pour mieux les contrôler et donc empêcher la protéine concernée d’agir ainsi. In fine, cela pourrait réduire l’intensité des symptômes voire, selon l’efficacité du traitement, totalement les annuler.

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