Minerais: un pays européen s’attaque aux fonds marins

En Norvège, la tentation de l’exploration des fonds marins, pour de la prospection minière, est de plus en plus grande. Le 9 janvier dernier, les parlementaires ont d’ailleurs voté en faveur d’un texte de loi qui autorise désormais les entreprises à explorer la mer environnante. De quoi inquiéter les principales associations environnementales, pour qui cette annonce n’a absolument rien de bon.

Il faut dire que la Norvège dispose d’un sacré kilométrage de côtes et de mer à explorer. 281 200 kilomètres carrés, qui s’étendent du continent jusqu’au Svalbard. Et cette zone regorge de minerais. Résultat, ces premières explorations permettront de préparer le terrain à une exploration plus poussée pour récupérer de précieuses matières premières, comme le cuivre, le manganèse ou encore le cobalt et le lithium.

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La Norvège souhaite explorer ses fonds marins

Ce type de métaux est notamment utilisé pour la conception d’appareils électroniques, de batteries électriques, mais aussi de turbines d’éoliennes. À l’heure où le monde se tourne vers ce type de technologies, il est indispensable, pour l’Union européenne, de tout faire pour ne plus dépendre des principaux pays producteurs et exportateurs de minerais, comme la République démocratique du Congo, la Chine ou encore la Russie.

Une décision souveraine, mais qui agace les défenseurs de l’environnement pour qui cette décision pourrait tout simplement détruire les écosystèmes qui servent à l’Homme. En outre, cette annonce pourrait porter un terrible coup à l’image de la Norvège. Un pays vu comme responsable vis-à-vis de ses eaux et de l’environnement. L’exploitation des sols pourrait, en effet, entraîner la disparition de la faune et de la flore locale.

Une décision assumée par le gouvernement

Du côté gouvernemental, cette décision est assumée. En effet, l’exécutif voit ces fonds marins comme étant une vraie opportunité pour accélérer la transition énergétique. L’idée est de capitaliser sur les terres rares pour assurer les besoins en technologie verte des années futures. Une transition qui se fera, toutefois, étape par étape, comme l’a rappelé le gouvernement.

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