Afrique : nouvelle épidémie d’Ebola dans ce pays

Kampala - Ouganda (destinationuganda)

Le virus Ebola, responsable d’une fièvre hémorragique virale sévère, continue de représenter une menace sanitaire en Afrique. Il se transmet par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées ou d’animaux réservoirs comme les chauves-souris et certains primates. Ses symptômes incluent une forte fièvre, des douleurs musculaires, des vomissements, des diarrhées et, dans les formes les plus graves, des hémorragies internes et externes. Sans prise en charge rapide, le taux de létalité peut atteindre 90 %.

L’Ouganda, qui fait face à sa huitième épidémie, a récemment signalé un nouveau cas dans un hôpital de Kampala, relançant les inquiétudes sur la propagation du virus. « Une épidémie causée par la maladie virale Ebola-Soudan a été confirmée à Kampala […] après confirmation par trois laboratoires nationaux de référence« , a affirmé sur le réseau social X Diana Atwine, secrétaire permanente du ministère ougandais de la Santé. En l’absence de vaccin efficace contre la souche soudanaise du virus, trois candidats vaccins ont été testés dans le pays après l’épidémie de 2022, qui avait causé 55 décès. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé que ces vaccins pourraient être déployés une fois les autorisations nécessaires obtenues.

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L’histoire récente montre que l’Afrique de l’Ouest a été particulièrement affectée par Ebola entre 2014 et 2016, notamment en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. En Afrique centrale, la République démocratique du Congo est le pays le plus touché, avec des épidémies récurrentes, dont celle de 2018-2020 dans l’est du pays. L’Ouganda a, lui aussi, connu plusieurs résurgences du virus, souvent localisées dans des zones rurales avant d’atteindre les centres urbains. La prévention repose sur l’isolement des cas, la traçabilité des contacts et des campagnes de sensibilisation pour limiter la transmission du virus. Malgré les défis, la riposte contre Ebola s’améliore grâce aux avancées médicales et à une coordination accrue entre les États et les organisations de santé. Le vaccin Ervebo (rVSV-ZEBOV) a permis de contenir certaines épidémies et de réduire la mortalité chez les personnes exposées.

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