L’Ouganda s’apprête à entrer dans une nouvelle ère énergétique avec la construction de sa première raffinerie de pétrole. Le pays, qui ambitionne de maximiser la valeur ajoutée de ses ressources en hydrocarbures, vient de signer un accord avec la société Alpha MBM Investments LLC, basée aux Émirats arabes unis (EAU). Ce partenariat marque une avancée majeure dans la volonté de Kampala de réduire sa dépendance aux importations de produits raffinés et de renforcer son autonomie énergétique.
Située à Kabaale, dans le district de Hoima, au cœur du bassin pétrolifère du Graben Albertine, cette raffinerie est un projet stratégique estimé à quatre milliards de dollars. D’une capacité de traitement de 60 000 barils par jour, elle sera détenue à hauteur de 60 % par Alpha MBM Investments, tandis que l’Uganda National Oil Company conservera les 40 % restants.
Pour l’Ouganda, l’exploitation de ses réserves pétrolières, découvertes il y a près de deux décennies, entre dans une phase décisive. Jusqu’à présent, le pays dépendait entièrement des raffineries étrangères pour transformer son brut en carburants et autres dérivés pétroliers. Ce projet, en plus de créer des milliers d’emplois directs et indirects, devrait permettre de dynamiser l’économie locale et d’attirer d’autres investisseurs dans le secteur des hydrocarbures.
Ce partenariat avec les Émirats arabes unis s’inscrit dans une stratégie plus large visant à faire du pays un acteur clé du raffinage en Afrique de l’Est. En parallèle, l’Ouganda mise sur d’autres infrastructures comme l’oléoduc EACOP (East African Crude Oil Pipeline) pour exporter son pétrole brut. Avec ces initiatives, le pays espère non seulement répondre à ses besoins énergétiques, mais aussi jouer un rôle stratégique dans l’approvisionnement régional en produits pétroliers raffinés.
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