Burkina : plus de 94 tonnes d’or produites, près de 800 milliards FCFA générés en 2025

Métal rare et durable, l’or traverse les époques comme une valeur sûre. Il rassure en période d’incertitude, soutient les échanges internationaux et demeure un levier économique majeur pour de nombreux pays producteurs. En Afrique de l’Ouest, cette ressource occupe une place centrale dans les finances publiques, en raison de son poids dans les exportations et de sa contribution directe aux budgets nationaux. C’est dans cette réalité bien établie que s’inscrivent les chiffres récemment annoncés pour le Burkina Faso, illustrant l’importance persistante du secteur aurifère dans l’économie du pays.

Ces données ont été rendues publiques par le Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo lors de son exposé sur la situation de la Nation devant l’Assemblée législative de transition. Le chef du gouvernement a indiqué que la production nationale d’or a dépassé les 94 tonnes, générant des recettes budgétaires estimées à près de 800 milliards de francs CFA plus précisément 776 milliards FCFA à la fin de l’année 2025 précise Le Faso.

Un secteur clé des finances publiques

Avec un volume de production supérieur à 94 tonnes, le Burkina Faso confirme sa place parmi les grands producteurs d’or du continent. Cette performance repose essentiellement sur l’activité des mines industrielles, qui concentrent l’essentiel de l’extraction grâce à des investissements importants et à des infrastructures spécialisées. Le secteur minier demeure ainsi l’un des principaux pourvoyeurs de ressources financières pour l’État.

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Les recettes annoncées, proches de 800 milliards FCFA, proviennent principalement des redevances minières, des taxes spécifiques au secteur et des impôts acquittés par les sociétés d’exploitation. Ces ressources alimentent directement le budget national et contribuent au financement des charges publiques, qu’il s’agisse des dépenses de fonctionnement ou des investissements portés par l’État.

Malgré un environnement sécuritaire et économique marqué par des contraintes persistantes, l’activité aurifère est restée soutenue. Cette continuité a permis de préserver un niveau de recettes jugé stratégique pour les équilibres budgétaires. Les autorités mettent en avant la résilience du secteur minier, capable de maintenir sa contribution financière dans un contexte national exigeant.

Au plan des échanges extérieurs, l’or demeure l’un des principaux produits d’exportation du pays. Il joue un rôle clé dans l’entrée de devises et dans le maintien de certains équilibres macroéconomiques, même si la communication officielle reste prudente sur la part exacte des revenus effectivement mobilisés par le Trésor public.

Retombées économiques et enjeux de gouvernance du secteur minier

La performance enregistrée dans le secteur aurifère pose inévitablement la question des retombées économiques concrètes pour la population. Les revenus issus de l’or constituent une source majeure de financement public, mais leur impact dépend étroitement des choix budgétaires et des mécanismes de redistribution mis en place par l’État. Les autorités présentent ces recettes comme un levier pour soutenir les politiques publiques, notamment dans les domaines des infrastructures, des services sociaux de base et du développement local.

Dans les zones minières, l’exploitation industrielle génère des emplois directs et indirects, tout en stimulant certaines activités connexes comme le transport, la sous-traitance et les services. Toutefois, ces retombées restent inégalement réparties, ce qui alimente régulièrement des attentes fortes de la part des communautés riveraines des sites d’exploitation. La question de l’utilisation des fonds issus des redevances locales demeure ainsi au centre des préoccupations.

Par ailleurs, la gouvernance du secteur minier constitue un enjeu majeur. La transparence dans la collecte et l’affectation des recettes, le respect des obligations fiscales par les sociétés minières et le suivi des flux financiers sont des éléments déterminants pour garantir que la richesse produite bénéficie effectivement à l’économie nationale. Les chiffres annoncés, bien qu’importants, appellent donc à une vigilance constante sur la traçabilité des revenus et leur utilisation effective.

La coexistence entre exploitation industrielle et orpaillage artisanal reste également un sujet sensible. Si les volumes issus de l’orpaillage ne sont pas inclus dans les chiffres officiels de production industrielle, cette activité mobilise des dizaines de milliers de personnes et pèse sur les dynamiques économiques locales. Elle soulève aussi des défis en matière de sécurité, d’environnement et de fiscalité, qui influencent indirectement les performances globales du secteur.

Enfin, la forte dépendance aux recettes aurifères rappelle la nécessité de maintenir un équilibre entre exploitation des ressources naturelles et diversification économique. Les revenus tirés de l’or offrent des marges de manœuvre budgétaires importantes, mais leur caractère lié aux marchés internationaux impose une gestion prudente et structurée.

Une manne financière sous haute attention

Avec plus de 94 tonnes d’or produites et près de 800 milliards FCFA générés, le Burkina Faso confirme le rôle central du secteur minier dans son économie. Ces résultats traduisent une capacité de production soutenue et un apport financier majeur pour l’État, dans un environnement pourtant contraignant. Ils mettent aussi en lumière les responsabilités qui accompagnent une telle manne, notamment en matière de gouvernance, de redistribution et de développement durable.

4 réflexions au sujet de “Burkina : plus de 94 tonnes d’or produites, près de 800 milliards FCFA générés en 2025”

  1.  »Burkina : plus de 94 tonnes d’or produites, près de 800 milliards FCFA générés en 2025 »
    Pfuuuuf!!!
    Qui peut croire ces conneries.
    Des fadas!!!

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  2. On comprend mieux pourquoi ces salopards de djihadistes soutenus par des forces obscures s’acharnent sur le Sahel notamment …

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