CAN 2025 : un chèque historique de 10 millions de dollars pour le champion

À l’issue d’une compétition intense marquée par des retournements et des exploits, la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 oppose ce dimanche le Sénégal au Maroc. Au‑delà du prestige sportif, l’enjeu économique de la rencontre est considérable pour les deux équipes, car le champion continental repartira avec une dotation record de 10 millions de dollars américains, soit la plus importante prime jamais attribuée dans l’histoire de la CAN. Ce montant s’insère dans une dynamique de valorisation du football africain voulue par les dirigeants de la Confédération africaine de football (CAF), qui voient dans cette hausse un levier pour renforcer la compétitivité du tournoi à l’échelle mondiale.

Une prime totalement révisée pour la Coupe d’Afrique des Nations

Pour cette 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations, organisée au Maroc, la CAF a opéré une revalorisation significative des récompenses financières. Le vainqueur de la compétition s’assure désormais d’un chèque de 10 millions $ US, une progression spectaculaire par rapport aux éditions précédentes. Cette hausse est le fruit d’une décision prise lors d’une réunion du comité exécutif de la CAF à Rabat, à la veille du coup d’envoi du tournoi. Elle montre l’ambition affichée par la confédération de faire de l’AFCON un événement non seulement sportif mais également économiquement attractif pour les fédérations, les sponsors et les acteurs du football africain.

Cette somme constitue une augmentation d’environ 43 % par rapport à l’édition précédente, tenue en Côte d’Ivoire, où l’équipe victorieuse avait reçu 7 millions de dollars. La dynamique de progression des montants attribués au vainqueur est remarquable : en 2021 au Cameroun, le champion empochait 5 millions $, puis 7 millions $ en 2023, avant d’atteindre ce seuil inédit de 10 millions $ en 2025. Outre le champion, les autres équipes bénéficient également de dotations élevées : le finaliste reçoit 4 millions $, tandis que chaque demi‑finaliste empoche 2,5 millions $, marquant ainsi une redistribution plus généreuse qu’auparavant.

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CAF, sponsors et marchés : une stratégie d’expansion du football africain

Cette augmentation des primes de la CAN 2025 ne se limite pas à une simple mesure cosmétique ; elle traduit une stratégie de croissance des revenus liés au football africain. Selon des données récemment publiées par la CAF, les recettes commerciales de l’AFCON ont enregistré une hausse de plus de 90%, portée par un accroissement des partenariats et des droits médiatiques, notamment sur des marchés internationaux tels que l’Asie. Cette situation a permis à la confédération d’annoncer des revenus nets en forte progression par rapport aux éditions précédentes, signe d’un intérêt croissant des marques et des diffuseurs pour le football africain.

L’élévation de la prime pour le vainqueur apparaît donc comme un levier pour attirer davantage d’investissements privés, accroître la visibilité du tournoi et soutenir financièrement les fédérations nationales. Pour certains observateurs, cette décision pourrait aussi encourager une meilleure préparation des sélections africaines en vue des compétitions mondiales, en améliorant leurs capacités à retenir les meilleurs talents et à investir dans les infrastructures locales.

Impacts pour les équipes et enjeux économiques pour les fédérations

Pour les équipes finalistes telles que le Sénégal et le Maroc, qui s’affrontent ce dimanche, la perspective de remporter 10 millions $ a des implications concrètes. Au‑delà du prestige du titre, une telle dotation représente un soutien financier notable pour les fédérations nationales, qui peuvent l’utiliser pour financer des programmes de développement, investir dans les formations de jeunes ou améliorer les conditions matérielles des clubs et des sélections. Dans le football africain, où les ressources financières sont souvent limitées, ces sommes peuvent faire la différence en termes d’impact à long terme.

De plus, la répartition des primes jusqu’aux phases de groupes et de quart de finale montre une volonté d’assurer une rémunération significative aux équipes même après leur élimination, ce qui n’était pas toujours le cas dans les éditions antérieures. Selon des grilles officielles de distribution, les équipes éliminées au stade des groupes peuvent toucher plusieurs centaines de milliers de dollars, tandis que celles atteignant les quarts de finale et les demi‑finales engrangent des montants plus élevés en fonction de leur progression.

Ce dimanche soir, lorsque le coup de sifflet final retentira à Marrakech, le champion d’Afrique ne lèvera pas seulement un trophée, il ouvrira aussi la porte à des opportunités financières inédites pour son football national.

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