Rolland Courbis, ancien joueur, entraîneur et consultant sportif, est décédé dans la nuit, aux alentours de cinq heures du matin, selon une annonce faite sur l’antenne de RMC par son directeur général, Karim Nedjari. Figure connue du football français, il s’était imposé au fil des années par son parcours sur les terrains, sur les bancs de touche et dans les médias. Son franc-parler et son style direct avaient contribué à faire de lui une personnalité familière du public sportif. Sa disparition marque la fin d’un itinéraire étroitement lié à plusieurs décennies de football en France.
Entre carrière de joueur et bancs de touche
Natif de Marseille, Rolland Courbis avait d’abord construit sa réputation comme défenseur avant d’entamer une carrière d’entraîneur. Comme joueur, il avait remporté trois titres de champion de France : en 1972 avec l’Olympique de Marseille, puis en 1978 et 1982 avec l’AS Monaco. Ces succès avaient installé son nom dans le paysage du football hexagonal.
Sur le banc, son palmarès était plus limité, mais certains résultats restaient marquants. À la tête de l’Olympique de Marseille en 1999, il avait conduit le club jusqu’en finale de la Coupe de l’UEFA et obtenu une deuxième place en championnat. Même sans trophée majeur à la clé, cette période avait renforcé sa notoriété en tant qu’entraîneur capable de rivaliser au plus haut niveau.
Son parcours l’avait également mené hors de France. Il avait exercé au Niger et à l’USM Alger en Afrique, entraîné Al-Wahda aux Émirats arabes unis, puis dirigé le FC Sion en Suisse. Ces expériences à l’étranger témoignaient d’une carrière marquée par la diversité des environnements sportifs et des méthodes de travail.
Héritage de Rolland Courbis comme consultant
Après ses années sur les bancs de touche, Rolland Courbis était devenu une voix reconnue des médias sportifs. Consultant régulier sur RMC, il commentait l’actualité du football avec un ton direct et sans détour. Son style, souvent décrit comme sanguin, reposait sur une parole libre nourrie par son expérience de joueur et d’entraîneur.
Il analysait les performances des équipes, les choix tactiques et la gestion des clubs avec un regard technique, tout en conservant une approche accessible au grand public. Sa manière de s’exprimer, mêlant anecdotes et analyses, avait contribué à fidéliser de nombreux auditeurs.
C’est d’ailleurs sur cette même antenne que l’annonce de son décès a été faite. Karim Nedjari, directeur général de RMC, a indiqué que Rolland Courbis s’était éteint dans la nuit, vers cinq heures du matin. L’information a rapidement circulé dans le monde du football, mettant fin à plusieurs décennies de présence médiatique.
Une figure marseillaise
Marseille occupait une place particulière dans la trajectoire de Rolland Courbis. Originaire de la ville, il y avait connu ses premiers succès comme joueur avant d’y revenir plus tard comme entraîneur. Son passage sur le banc de l’OM à la fin des années 1990 reste l’un des épisodes les plus connus de sa carrière.
La finale de la Coupe de l’UEFA en 1999 et la deuxième place en championnat la même année avaient permis au club phocéen de retrouver une certaine visibilité sportive. Même si aucun titre n’avait été remporté durant cette période, ces résultats avaient marqué les esprits. Son tempérament, assumé et parfois clivant, faisait partie intégrante de son image publique. Il défendait ses choix avec conviction, ce qui lui valait aussi bien des soutiens que des critiques.
Une disparition qui met fin à une voix familière du football français
La mort de Rolland Courbis met un terme à une présence médiatique régulière qui accompagnait depuis des années les débats autour du football. Son accent, son ton et sa manière d’analyser les matchs le rendaient immédiatement identifiable pour de nombreux auditeurs.
Il faisait partie de ces anciens acteurs du jeu passés des vestiaires aux plateaux et aux studios, apportant une lecture fondée sur l’expérience du terrain. Sa parole, souvent directe, contrastait avec des discours plus formatés.



