France : harcelé, le prêtre camerounais Essono interpelle le pape

Depuis plusieurs années, certains prêtres africains en mission en Europe font face à des situations liées à leur intégration dans des diocèses occidentaux. François Xavier Nssi Essono, prêtre d’origine camerounaise, résidant à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre depuis 2015, a récemment pris la parole pour dénoncer les pressions et les pratiques qu’il estime abusives dans son diocèse. Son message, publié sur Facebook ce jeudi 29 janvier 2026, souligne les difficultés que d’autres prêtres africains pourraient également rencontrer en France.

Prêtres africains en France confrontés à des difficultés administratives et culturelles

Le père Essono, ordonné en 2010 dans le diocèse d’Évry-Corbeil-Essonnes, a été affecté au diocèse de Paris en 2012, après avoir rencontré des difficultés dans son diocèse d’origine. Depuis son arrivée, il n’a exercé aucun poste officiel, ni comme curé ni dans une mission particulière, et il n’a bénéficié d’aucune prise en charge depuis 2019.

Il dénonce le fait que « les prêtres africains envoyés en mission en Europe ne devraient pas être contraints à accomplir des tâches étrangères à leur culture et pour lesquelles ils ne sont pas préparés ». Il accuse également Mgr Michel Gueguen de harcèlement et demande l’intervention du pape : « Si le harcèlement continue, je serai contraint de me présenter en habit liturgique devant la basilique du Sacré-Cœur pour dénoncer cette situation ».

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Le père Essono insiste sur le fait que sa démarche dépasse sa situation personnelle. Il souhaite représenter tous les prêtres africains confrontés à des conditions similaires : « Je veux être la voix des prêtres africains traumatisés en Europe ».

Essono interpelle le pape pour obtenir un soutien

Face à ces difficultés, le père Essono a choisi d’adresser directement un message au pape Léon XIV, sollicitant son intervention pour mettre fin au harcèlement qu’il subit et dénoncer ce qu’il perçoit comme un chantage institutionnel. Il insiste sur le fait que les prêtres africains ne doivent pas être contraints à des pratiques contraires à leur culture ou à leurs convictions.

Il rappelle son parcours : « Je suis prêtre résident à la basilique du Sacré-Cœur depuis 2015, sans office et sans prise en charge depuis 2019 ». Cette démarche vise à attirer l’attention non seulement des autorités religieuses, mais aussi du public sur des enjeux de reconnaissance, de respect des cultures et de conditions de vie des membres du clergé africain en Europe.

1 réflexion au sujet de « France : harcelé, le prêtre camerounais Essono interpelle le pape »

  1. Lui-lâ, n’est-il pas informé que c’est le cœur du système pédocriminel qu’il sert, et que la traite des noirs fut commencée par le pape Nicholas 5, lui-même ?
    Ignor@nt, de son état.

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