Pilier discret, mais vital de l’économie gabonaise, le secteur maritime joue un rôle central dans la pêche industrielle, le commerce et l’attractivité des côtes du pays. Des milliers d’emplois directs et indirects en dépendent, tandis que les eaux gabonaises figurent parmi les plus poissonneuses d’Afrique centrale. Cette activité repose toutefois sur une sécurité constante en mer, condition indispensable à la continuité des opérations. L’attaque survenue au large de Libreville rappelle brutalement cette réalité et a déclenché une réaction rapide des autorités. L’information a été rapportée par Le Figaro.
Dans la nuit du samedi au dimanche 11 janvier, un chalutier de pêche opérant dans les eaux gabonaises a été la cible d’une attaque armée. Le navire, identifié comme l’IB Fish 7 et battant pavillon gabonais, se trouvait à environ sept milles nautiques au sud-ouest d’Ekwata lorsqu’il a été pris pour cible par trois assaillants. L’opération s’est soldée par l’enlèvement de neuf membres d’équipage, parmi lesquels cinq ressortissants chinois et quatre indonésiens.
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Alertées, les autorités gabonaises ont rapidement localisé le chalutier après l’attaque et l’ont escorté jusqu’au port de Libreville. À bord, six autres marins ont été retrouvés sains et saufs. Ils sont de nationalités indonésienne, chinoise et burkinabè. Cette intervention a permis de sécuriser le navire, mais elle n’a pas empêché le rapt des neuf marins emmenés par les assaillants.
Le ministère de la Défense a confirmé les faits à travers une communication officielle, précisant que l’attaque avait été menée par des individus armés opérant en mer. Le chef d’état-major de la Marine nationale, Hubert Bekale Meyong, a détaillé la composition des victimes, soulignant le caractère international de l’équipage concerné. Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Libreville afin de faire la lumière sur les circonstances exactes de l’attaque et d’identifier les responsables.

La piraterie maritime un fléau qui gangrène la côte.
Ce sont des brigands en bandes organisées qui agissent pour demander des rançons.
D’où le choix fait par les ravisseurs en tenant compte de la nationalité des marins pêcheurs de l’équipage.
Sur la côte ouest Africaine de l’océan Atlantique un travail gigantesque a été fait pas les marines militaires de différents pays pour circonscrire ce phénomène.