Le frère cadet de l’ancienne superstar des welterweights Kamaru Usman vient d’écoper d’une suspension de deux ans et demi après avoir violé la politique antidopage de l’UFC. Cette sanction, qui le tiendra éloigné de l’octogone jusqu’en 2027, intervient alors que Mohammed Usman tentait de se faire un nom dans la catégorie des poids lourds. L’information a été rapportée par diverses sources médiatiques dont RMC Sport
Mohammed Usman ne remontera pas dans la cage avant un long moment. Le combattant nigérian-américain, gagnant de l’émission The Ultimate Fighter et frère du célèbre Kamaru Usman, fait face à une interdiction de compétition de trente mois imposée par l’UFC. Cette décision intervient suite à la détection de testostérone exogène dans son organisme lors d’un contrôle surprise effectué par l’Agence américaine antidopage (USADA), qui supervise les tests des athlètes sous contrat avec la plus grande organisation de MMA au monde.
La nouvelle a été officialisée récemment, plongeant dans l’embarras une famille dont le nom était jusqu’alors synonyme de succès et d’intégrité dans le monde des arts martiaux mixtes. Mohammed, qui évoluait dans la division des poids lourds contrairement à son frère aîné champion des welterweights, voyait sa carrière prendre progressivement de l’ampleur avant cet incident qui vient brutalement interrompre sa trajectoire ascendante dans l’organisation présidée par Dana White.
La procédure antidopage de l’UFC et les conséquences pour Mohammed Usman
L’UFC applique depuis plusieurs années une politique antidopage stricte en partenariat avec l’USADA, qui procède à des contrôles inopinés tout au long de l’année, que les combattants soient en camp d’entraînement ou non. Lorsqu’un athlète est contrôlé positif, une procédure d’investigation est lancée pour déterminer l’origine de la substance détectée et les circonstances de son utilisation. Dans le cas de Mohammed Usman, les analyses ont révélé la présence de testostérone, une hormone stéroïdienne qui améliore significativement la masse musculaire, la force et la récupération après l’effort.
La testostérone figure sur la liste des substances interdites car elle confère un avantage compétitif déloyal et présente des risques sanitaires potentiels. Les athlètes peuvent tenter de justifier une contamination accidentelle ou présenter des circonstances atténuantes, mais ces arguments sont rarement acceptés lorsque les taux détectés sont significatifs. La durée de suspension de trente mois suggère que les instances dirigeantes n’ont trouvé aucune circonstance exceptionnelle permettant de réduire la sanction standard. Cette période d’interdiction, qui court jusqu’en 2027, représente un coup dur pour un combattant qui tentait de construire sa réputation dans un environnement ultra-compétitif. Mohammed Usman devra désormais observer cette longue pause forcée avant d’envisager un retour hypothétique dans l’octogone.
Un parcours atypique marqué par la résilience et les épreuves personnelles
Le parcours de Mohammed Usman vers l’UFC n’a jamais été conventionnel. Avant de se lancer dans les arts martiaux mixtes, le Nigérian a connu une carrière diversifiée qui l’a notamment conduit en Suède où il a pratiqué le football américain. Cette expérience européenne témoignait déjà de sa détermination à réussir dans le sport, quelles que soient les disciplines et les frontières géographiques à franchir. Par la suite, il a travaillé comme vendeur dans une salle de sport, un emploi qui lui a permis de rester proche de l’univers athlétique tout en gagnant sa vie.
Mais le destin a frappé Mohammed de la manière la plus cruelle qui soit lorsqu’il a perdu un fils dans un tragique accident de noyade dans une piscine. Cette épreuve dévastatrice aurait pu briser définitivement ses ambitions sportives, mais le combattant a trouvé dans le MMA une forme de rédemption et un exutoire à sa douleur. Sa participation et sa victoire dans The Ultimate Fighter, l’émission de téléréalité qui sert de tremplin vers l’UFC, représentaient l’aboutissement de cette résurrection personnelle et sportive.
Désormais, cette suspension antidopage vient jeter une ombre sur cette belle histoire de résilience.
L’ombre portée sur l’héritage familial des Usman dans le MMA
L’affaire Mohammed Usman ne concerne pas uniquement un combattant isolé mais touche également la réputation d’une famille entière dans l’écosystème du MMA. Son frère aîné Kamaru, surnommé « The Nigerian Nightmare », a régné sur la division des welterweights pendant plusieurs années, établissant un palmarès impressionnant et devenant une figure respectée du sport. Cette aura positive rejaillissait naturellement sur Mohammed, qui bénéficiait d’une certaine reconnaissance par association, même s’il devait constamment prouver qu’il méritait sa place par ses propres performances.



