Pétrole en Afrique du Nord : de nouvelles découvertes prometteuses

L’Afrique du Nord occupe depuis longtemps une place centrale dans la carte énergétique du continent africain. Des pays comme la Libye, l’Algérie et l’Égypte disposent de réserves pétrolières significatives qui soutiennent leurs économies et alimentent les marchés régionaux et internationaux. Cette richesse en hydrocarbures repose autant sur des gisements historiques que sur des efforts continus d’exploration, destinés à maintenir la production et à répondre aux besoins croissants en énergie. C’est dans cette dynamique que s’insèrent les récentes annonces égyptiennes, révélant de nouvelles découvertes dans le désert Occidental.

Égypte et exploration pétrolière dans le désert Occidental

Le 10 janvier 2026, les autorités égyptiennes ont annoncé des avancées jugées positives à l’issue de plusieurs campagnes de forage réalisées dans le désert Occidental, une région reconnue pour ses ressources énergétiques. Quatre nouveaux puits d’exploration y ont été découverts, ajoutant une capacité supplémentaire évaluée à près de 4 500 barils de pétrole brut par jour, ainsi qu’environ 2,6 millions de pieds cubes de gaz. Ces apports témoignent des efforts engagés pour consolider la production nationale et limiter le recours aux importations.

L’un des puits mis en service dans la zone d’Abu Sannan s’est particulièrement distingué lors des essais, avec une production quotidienne dépassant 1 300 barils de pétrole, associée à du gaz naturel. Les opérations de raccordement au système de production sont actuellement en cours, ouvrant la perspective d’une exploitation prochaine. D’autres forages menés à Abu Sannan Est et dans la région de Matrouh confirment, quant à eux, l’intérêt stratégique de ces zones pour le développement de l’activité pétrolière en Égypte.

Publicité

Khalda, Tharwa et Burj El Arab moteurs de la production égyptienne

Ces avancées sont le fruit d’une mobilisation conjointe de plusieurs entreprises majeures du secteur énergétique. Khalda Petroleum, née d’une collaboration entre la société publique égyptienne EGPC et le groupe américain Apache, a enregistré des performances satisfaisantes grâce à deux forages réalisés dans la région de Matrouh, permettant d’extraire à la fois du pétrole brut et du gaz naturel. Ce partenariat met en évidence l’apport des structures mixtes dans la valorisation des ressources du pays.

Parallèlement, Tharwa Petroleum, entreprise à capitaux exclusivement égyptiens, a mis au jour un puits présentant une production initiale évaluée à environ 1 500 barils par jour dans la zone d’Abu Sannan Est. Les opérations de test se poursuivent afin de mieux déterminer le potentiel réel du gisement. Burj El Arab Petroleum s’ajoute à ces acteurs avec des résultats jugés prometteurs, soulignant la pluralité des intervenants engagés dans les activités d’exploration.

En combinant efforts publics et partenariats industriels, l’Égypte confirme sa stratégie axée sur une exploration soutenue et ciblée. Ces nouvelles découvertes, directement liées à la richesse pétrolière de l’Afrique du Nord, montrent la capacité du pays à renouveler son potentiel énergétique tout en consolidant sa production nationale.

Laisser un commentaire