Au lendemain d’une finale de la Coupe d’Afrique des Nations marquée par des incidents et une vive controverse, la sortie de Guy Marius Sagna a relancé le débat. Le député sénégalais a publiquement critiqué la prise de position de Gianni Infantino, estimant que le président de la FIFA n’était pas légitime pour condamner les événements survenus lors de la rencontre entre le Maroc et le Sénégal.
Réactions politiques et critiques de la FIFA
Dans son message, Guy Marius Sagna met en cause la crédibilité de Gianni Infantino, rappelant des décisions passées de la FIFA et évoquant des controverses récurrentes autour de l’instance mondiale. Il associe ces critiques à ce qu’il décrit comme une accumulation de scandales, y compris sur le terrain de l’arbitrage durant la compétition, affirmant que plusieurs décisions ont alimenté la contestation.
Cette prise de parole intervient alors que la Confédération Africaine de Football a annoncé l’ouverture d’une procédure disciplinaire. L’instance continentale a indiqué analyser l’ensemble des images de la finale disputée à Rabat, afin de déterminer d’éventuelles responsabilités individuelles liées aux comportements jugés inappropriés de joueurs et d’officiels.
Enjeux des « infrastructures immatérielles »
Tout en critiquant la gouvernance et l’arbitrage, Guy Marius Sagna a distingué l’organisation matérielle du tournoi. Il a salué le Maroc pour la qualité des infrastructures sportives mises à disposition et pour l’accueil de la compétition. Selon lui, l’enjeu pour les instances africaines dépasse désormais les équipements et concerne aussi ce qu’il qualifie d’« infrastructures immatérielles », notamment l’éthique, la lutte contre la corruption et le niveau de l’arbitrage.
Dans le même message, le député a adressé un soutien appuyé aux Lions du Sénégal, exprimant la fierté nationale malgré les tensions de la finale. Cette déclaration s’inscrit dans une séquence où les réactions politiques, institutionnelles et sportives se multiplient, alors que les décisions disciplinaires de la CAF sont désormais attendues pour clarifier les suites à donner aux incidents de Rabat.


