Hillary Clinton, ancienne secrétaire d’État américaine, a été entendue ce jeudi 26 février 2026 par la commission de surveillance de la Chambre des représentants des États-Unis dans le cadre d’une enquête parlementaire sur Jeffrey Epstein. À l’issue de cette audition tenue dans l’État de New York, elle a affirmé que son mari, l’ancien président Bill Clinton, n’avait pas connaissance des crimes du financier, selon la chaîne publique irlandaise RTÉ.
Interrogée à sa sortie sur sa certitude, elle a répondu brièvement qu’elle en était convaincue. Les parlementaires cherchent à déterminer si des personnalités publiques ou des institutions ont disposé d’informations sur les activités d’Epstein sans les signaler aux autorités. Bill Clinton doit être entendu séparément lors d’une prochaine session.
Une enquête parlementaire centrée sur les relations avec Epstein
La commission de la Chambre des représentants examine les contacts entretenus par Jeffrey Epstein avec des responsables politiques, des acteurs économiques et des membres d’organisations publiques. Les auditions portent notamment sur la nature de ces relations et sur la circulation éventuelle d’informations concernant les faits reprochés au financier.
Hillary Clinton a indiqué ne pas avoir connu personnellement Epstein et ne pas disposer d’éléments concernant ses activités criminelles, toujours d’après RTÉ. Les élus ont annoncé que les transcriptions des auditions devraient être rendues publiques à l’issue de la phase d’auditions.
Une affaire relancée après la mort du financier en 2019
Jeffrey Epstein avait déjà été poursuivi en Floride en 2008 pour sollicitation de prostitution de mineure, après un accord judiciaire qui avait mis fin à une enquête fédérale. Ce règlement, vivement critiqué par la suite, n’avait pas empêché la réouverture d’une procédure pénale à New York.
Arrêté en juillet 2019 pour trafic sexuel de mineures, il a été retrouvé mort le 10 août 2019 dans sa cellule du centre pénitentiaire fédéral de Manhattan. Le médecin légiste de la ville de New York a conclu à un suicide.
La procédure pénale s’est ensuite poursuivie contre Ghislaine Maxwell, présentée par les procureurs fédéraux comme une recruteuse de victimes. Un tribunal fédéral de New York l’a reconnue coupable en décembre 2021 et elle a été condamnée en 2022 à vingt ans de prison.
Des répercussions au-delà des États-Unis
Les conséquences du dossier ont dépassé le cadre judiciaire américain. Au Royaume-Uni, le prince Andrew a été visé par une plainte civile déposée par Virginia Giuffre devant la justice américaine. L’affaire a été réglée par un accord financier en février 2022 sans reconnaissance de responsabilité, et Buckingham Palace lui a retiré ses fonctions officielles et ses titres militaires.
Aux États-Unis, plusieurs procédures civiles ont également été engagées par des victimes présumées contre la succession d’Epstein et contre des établissements financiers accusés d’avoir ignoré des signaux d’alerte. Certaines ont donné lieu à des accords d’indemnisation.
La commission parlementaire américaine doit désormais poursuivre les auditions, dont celle attendue de Bill Clinton, avant la publication d’un rapport annoncé pour 2026.

