Madrid, 28 février 2026 – Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a pris ses distances samedi avec l’opération militaire conjointe lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, adoptant l’une des positions les plus critiques parmi les dirigeants européens depuis le déclenchement des frappes dans la matinée.
Une condamnation ferme des deux camps
Sur le réseau X, Sánchez a écrit : « Nous rejetons l’action militaire unilatérale des États-Unis et d’Israël, qui constitue une escalade et contribue à un ordre international plus incertain et hostile. Nous rejetons également les actions du régime iranien et des Gardiens de la Révolution. Nous ne pouvons pas nous permettre une autre guerre prolongée. » El Español Le chef du gouvernement espagnol condamne ainsi les deux belligérants, refusant de cautionner l’initiative militaire américano-israélienne tout en dénonçant les agissements de Téhéran.
Le contexte des frappes
Israël et les États-Unis sont passés à l’action le 28 février au matin. L’État hébreu a déclaré avoir lancé une « frappe préventive » sur la République islamique afin « d’éliminer les menaces pesant sur l’État d’Israël ». Le président américain Donald Trump a annoncé dans la foulée que les États-Unis menaient des « opérations de combat majeures » contre l’Iran, baptisées « Epic Fury » côté américain et « Roaring Lion » côté israélien. Franceinfo L’Iran a riposté par une vague de missiles et de drones ciblant Israël et les bases militaires américaines dans les pays du Golfe.
158 ressortissants espagnols en Iran
Sur le plan consulaire, le ministère espagnol des Affaires étrangères a recommandé aux citoyens espagnols présents en Iran de quitter le pays « en utilisant les moyens disponibles », après la montée en puissance des opérations militaires. Demócrata Les autorités espagnoles avaient déjà élevé au maximum les avertissements de sécurité pour leurs citoyens en Iran, et l’ambassade d’Espagne à Téhéran surveille en continu la situation d’environ 158 ressortissants enregistrés sur place. Infobae
Une ligne plus tranchée qu’à Paris
La position de Madrid contraste avec celle de Paris. Là où Sánchez rejette frontalement l’action militaire américano-israélienne, le président français Emmanuel Macron a adopté une posture plus nuancée, appelant à la désescalade sans condamner explicitement les frappes, et réclamant une réunion urgente du Conseil de sécurité de l’ONU. À l’échelle européenne, plusieurs capitales observent une position équidistante malgré ce que certains analystes qualifient d’illégalité de l’attaque au regard du droit international. The Guardian
