Mondial 2026 : les violences au Mexique inquiètent à quatre mois du tournoi

La ligue mexicaine a dû reporter quatre matches. À quatre mois de la Coupe du Monde 2026, les violences liées au narcotrafic menacent directement l’organisation du tournoi au Mexique.

L’opération militaire menée dans l’État de Jalisco contre Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », chef du Cartel Jalisco Nueva Generación, a entraîné une vague de représailles d’une violence exceptionnelle. Dès dimanche soir, le championnat local a annulé ses rencontres, avec quatre matchs suspendus, un développement qui a fait office de signal d’alerte pour la FIFA.

Treize matchs du Mondial 2026 doivent se jouer au Mexique, répartis entre Mexico, Guadalajara et Monterrey. Le stade Azteca accueillera le match d’ouverture le 11 juin, tandis que Guadalajara fait partie des villes hôtes. C’est justement dans cette région que les violences ont paralysé la vie quotidienne, avec des autoroutes bloquées par des véhicules incendiés, des commerces vandalisés et une instabilité qui s’est étendue à plusieurs États.

Les autorités jouent l’apaisement

Officiellement, aucun match n’est appelé à être déplacé. La présidente Claudia Sheinbaum a exhorté la population à rester « informée et calme ». Les autorités assurent travailler en étroite coordination avec la FIFA pour le Mondial, avec le déploiement de la Garde nationale, un renforcement des dispositifs de surveillance et une coopération internationale accrue. Sur le papier, l’organisation semble maîtrisée.

Publicité

Toutefois, des rumeurs évoquant un éventuel déplacement de certaines rencontres vers les États-Unis ou le Canada persistent. Aucune confirmation officielle n’a été donnée, mais le manque de communication claire continue d’alimenter les inquiétudes.

La Coupe du monde de football 2026 aura lieu aux États-Unis, au Canada et au Mexique, une première avec trois pays coorganisateurs. La compétition se tiendra du 11 juin au 19 juillet 2026 et introduira un format inédit à 48 équipes pour plus de 100 matchs, faisant de cette édition la plus vaste jamais organisée. Cette expansion permettra à davantage de sélections de participer et transformera la structure habituelle du tournoi.

Quatre mois pour transformer l’incertitude

Il y a quelques semaines, plusieurs voix se sont élevées pour évoquer un boycott de la Coupe du monde de football 2026, notamment en raison de tensions politiques liées aux États-Unis. L’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, a même soutenu ces appels, estimant que certains supporters devraient éviter de se rendre sur place. En Europe, des voix en Allemagne ont aussi évoqué cette option, tandis que la France a précisé qu’il n’y avait pas de volonté officielle de boycott, laissant la décision au monde sportif. Malgré ces prises de position et quelques polémiques, aucun retrait massif ni décision officielle de boycott n’a été acté à ce stade.

Par rapport aux violences au Mexique, la FIFA reste silencieuse. La mort d’El Mencho — intervenue lors de l’opération selon les autorités — explique l’ampleur de la riposte criminelle. Le cartel ne cède pas sans déchaîner la violence.

Quatre mois séparent désormais le Mexique de l’ouverture du tournoi. Un délai court face à une situation qui s’aggrave. L’échéance approche. Les garanties officielles suffisent-elles ? La question reste ouverte.

Laisser un commentaire