Variole du singe : révélation sur l'origine de la maladie, le singe innocenté

La Variole du Singe, aussi appelée Mpox, continue de sévir. En effet, entre la fin du mois de janvier et le début février, des cas ont été décelés du côté de La Réunion ou de Mayotte. Si le nombre de cas décelé reste assez faible (quatre au total), cette information n’est pas sans rappeler les dangers que représente cette maladie.

En effet, entre 2022 et 2023, plus de 86 000 cas avaient été officiellement décelés dans 110 pays, provoquant une centaine de décès. À l’époque, le souvenir du covid-19 était encore bien présent et les craintes de voir une nouvelle pandémie déferler sur le monde avaient entraîné une forte psychose.

Des centaines de décès à cause du Mpox, mais d’où vient la maladie ?

Il apparaît toutefois que cette maladie est assez méconnue. En effet, si celle-ci avait été décelée dès 1958 sur des singes, les chercheurs ont longtemps suggéré que les primates n’en étaient pas les premiers responsables. Certains rongeurs africains étaient effectivement soupçonnés d’en être les hôtes naturels.

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En 2023, une pandémie de Mpox a été observée chez des mangabeys. Les chercheurs ont alors étudié la zone allant jusqu’à étudier des centaines de rongeurs et musaraignes sur la base d’échantillons prélevés au cours des cinq dernières années. Le résultat est surprenant. Il apparaît qu’un seul échantillon s’est révélé positif…

Les rongeurs pourraient être les premiers de la chaîne

Cet échantillon, c’est celui d’un écureuil à pattes rousses. L’animal est décédé quasiment trois mois avant que n’apparaissent les premiers cas chez les singes. L’analyse de prélèvements réalisés chez les primates a ensuite permis de révéler la présence d’ADN de ce même écureuil. Les chercheurs pensent qu’un singe aurait pu contracter le virus en consommant un écureuil infecté.

De plus amples recherches et analyses sont cependant nécessaires pour vraiment comprendre comment se forme le virus, comment celui-ci mute et parvient à se propager, afin de mieux cerner cette maladie et trouver un remède non pas aux symptômes, mais à sa base.

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