Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a mis en garde samedi 28 mars 2026, contre les risques d’une escalade nucléaire si l’Ukraine venait à obtenir l’arme atomique. Dans une interview accordée au quotidien Izvestia, elle a averti que l’Europe occidentale deviendrait la cible première du chantage nucléaire du président Volodymyr Zelensky.
Ces avertissements font suite à une série d’accusations portées par Moscou contre les puissances occidentales. Le Service de renseignement extérieur russe (SVR) avait déclaré antérieurement que la Grande-Bretagne et la France travailleraient activement à fournir des capacités nucléaires à Kiev. Les autorités russes affirment que cette assistance viserait à renforcer la position de négociation de l’Ukraine dans le conflit en cours.
Le scénario catastrophe selon Moscou
Selon Zakharova, l’acquisition d’armes nucléaires par l’Ukraine modifierait fondamentalement les exigences du gouvernement de Kiev auprès de ses soutiens occidentaux. « Il ne se contentera pas d’exiger de l’argent et des armes, il leur demandera aussi des conditions pour maintenir son régime », a-t-elle déclaré avant d’ajouter : « L’Europe de l’Ouest sera la première victime du chantage nucléaire de Zelensky si des armes nucléaires tombent entre ses mains ».
Les déclarations russes présentent ce scénario comme une conséquence inévitable de toute fourniture d’armes nucléaires à Kiev. Elles suggèrent que le continent européen serait le véritable enjeu d’une stratégie de coercition nucléaire menée depuis l’Ukraine.
Absence de fondement corroboré
Les allégations du gouvernement russe concernant le transfert d’armes nucléaires à l’Ukraine n’ont pas été étayées par des preuves publiquement vérifiables. Les autorités britanniques et françaises ont rejeté ces accusations. Le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères a qualifié ces affirmations de « vieille histoire » de propagande russe relative à une prétendue « bombe sale ».
Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, signé par la Grande-Bretagne et la France, interdit expressément la transmission de matériel nucléaire militaire à des États non dotés de l’arme atomique. Les implications légales et géopolitiques d’une telle violation seraient considérables.
Ces accusations interviennent dans un cadre de rhétorique nucléaire intensifiée de la part de Moscou, que les occidentaux interprètent comme une stratégie destinée à freiner le soutien occidental à Kiev et à justifier une possible escalade militaire.



