Burundi : ce que l'on sait des explosions sur un site militaire

Des explosions ont secoué le sud de Bujumbura dans la soirée du mardi 31 mars 2026, après qu’un incendie s’est déclaré dans le dépôt de munitions de la Force de Défense Nationale du Burundi (FDNB), dans le quartier de Musaga. Des détonations se sont enchaînées pendant plusieurs heures, provoquant la fuite de nombreuses familles et vidant les rues de la capitale économique burundaise.

Le porte-parole de la FDNB, le général de brigade Gaspard Baratuza, a attribué l’incident à un grave accident électrique survenu dans le magasin de munitions du camp militaire de Musaga, dans un message diffusé dans un groupe WhatsApp destiné aux responsables de médias. Il a appelé la population à rester calme et à éviter les zones concernées, précisant que les services compétents étaient en cours d’intervention. Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a relayé le même appel, sans fournir d’informations complémentaires.

Des projectiles atteignent des zones habitées

Des reporters de SOS Médias Burundi présents sur le terrain ont constaté que des projectiles issus du camp militaire sont tombés dans des quartiers résidentiels environnants. La plateforme de journalisme indépendant a également signalé qu’au moins trois installations militaires sont situées dans le même périmètre que le dépôt sinistré. Des habitants de Kanyosha, secteur adjacent à Musaga, ont rapporté avoir fui leurs domiciles sans pouvoir retrouver leurs proches.

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Rumeurs de coup d’État écartées, ambassades en alerte

La crainte d’un renversement du pouvoir s’est répandue dans la ville après qu’un projectile a atterri à proximité des locaux de la Radio-Télévision Nationale du Burundi (RTNB). Aucun groupe militaire ou politique n’a revendiqué de tentative de coup d’État, et les autorités ont explicitement écarté cette hypothèse. Plusieurs ambassades présentes à Bujumbura ont signalé une situation confuse et recommandé à leur personnel d’éviter tout déplacement. Au moment de la publication, aucun bilan humain officiel n’avait été communiqué par les autorités burundaises. SOS Médias Burundi indiquait poursuivre ses vérifications sur le terrain.

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