Divine Mbarga Atangana, 11 ans, a été violée et assassinée le 19 mars 2026 au quartier Nkoabang, en périphérie de Yaoundé. Eric Moadambe, technicien en bâtiment, a été arrêté et inculpé pour viol suivi d’assassinat dans cette affaire qui provoque une vague d’indignation sur les réseaux sociaux.
Les faits établis
Divine s’est rendue à la maison d’un camarade pour travailler. Entre 23 heures et 3 heures du matin, les habitants du voisinage ont perçu ses appels à l’aide répétés : « Arrête, j’ai mal ! ». Aucune porte ne s’est ouverte pendant cette séquence de quatre heures de supplice.
D’après les éléments recueillis lors de l’enquête, le suspect aurait commandé à son propre enfant de 11 ans — qui fréquente la même classe que la victime — de faire le guet tandis qu’il procédait à l’agression. Le témoignage du jeune garçon corrobore ces allégations : il avait entendu les plaintes de Divine au moment des faits.
Le jour suivant à l’aube, le cadavre a été localisé. Les constatations initiales établissent des blessures graves, notamment une cassure du cou. Après le crime, Moadambe aurait sollicité l’aide de personnes passantes pour déplacer la dépouille en évoquant un malaise soudain. Confrontés à la réalité du spectacle, les témoins ont repoussé sa demande.
Réactions et mobilisation
Des figures publiques du Cameroun se saisissent du dossier. L’artiste Kareyce Fotso dénonce sur Facebook l’absence de mobilisation collective, la comparant à celle survenue pour d’autres crimes contre enfants. La députée Nourane Foster exige une « justice rapide et exemplaire », invoquant l’article 296 du Code pénal camerounais qui prévoit des peines lourdes pour le viol de mineurs.
La mère de Divine, interviewée par la page Griote, appelle à la justice et à la vérité. Sur les réseaux sociaux, l’actrice Lady Ponce exprime son dégoût et demande que la famille du suspect soit chassée du quartier.
Procédure judiciaire
Moadambe, originaire d’Akonolinga et père de trois enfants, comparaît sous les chefs d’accusation de viol et assassinat. Il est actuellement entre les mains de la justice, au commissariat du 20ème arrondissement de Yaoundé. Le dossier reste en instruction judiciaire.



