La production d’or du Sénégal a bondi de 55,7 % en décembre 2025, passant de 59,1 à 92,1 milliards de FCFA en un mois. C’est ce que révèle l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) dans ses derniers Repères statistiques.
Un mois de décembre hors norme pour les mines
Les industries extractives ont porté la production industrielle nationale à +27,5 % en glissement annuel, selon l’ANSD. L’or constitue le principal moteur de cette performance, devant le zircon (+12,4 % en mensuel) et l’attapulgite (+7,7 %). La production de sel iodé a enregistré une baisse marquée sur la même période.
En glissement annuel, la production d’or de décembre 2025 dépasse de 65,9 % celle de décembre 2024, où elle s’établissait à 55,5 milliards de FCFA, toujours selon l’ANSD.
655 milliards de FCFA d’or produits sur l’ensemble de 2025
Sur l’année entière, la production cumulée d’or atteint 655,2 milliards de FCFA contre 460,9 milliards en 2024, soit une progression annuelle de 42,2 %. Le pays confirme sa montée en puissance dans le secteur aurifère, portée notamment par les opérations de Barrick Gold sur le site de Massawa-Sofia, dans la région de Kédougou.
Cette dynamique se reflète directement dans les chiffres du commerce extérieur. Selon SenePlus, l’or non monétaire arrive en tête des exportations de décembre avec 206,8 milliards de FCFA, contre 95,9 milliards en novembre, faisant de la Suisse le premier client du Sénégal ce mois-là avec 19 % des débouchés.
Des exportations totales portées à un niveau historique
Les exportations sénégalaises ont atteint 825,3 milliards de FCFA en décembre 2025, contre 323,6 milliards en novembre, soit +155 %. L’or et les hydrocarbures concentrent l’essentiel de cette envolée. Le déficit commercial se réduit à 280,5 milliards de FCFA, son niveau le plus bas depuis plusieurs mois, selon l’ANSD.
Sur l’ensemble de 2025, les exportations totalisent 5 935,2 milliards de FCFA contre 3 909,1 milliards en 2024, en hausse de 51,8 %. Une transformation structurelle que les autorités sénégalaises attribuent à la montée en régime progressive de la production pétrolière et gazière, venue s’ajouter aux exportations minières traditionnelles.
Ce que les prochains mois pourraient confirmer
Aucune échéance officielle n’a été communiquée sur les objectifs de production aurifère pour 2026. Les autorités sénégalaises tablent, selon l’ANSD, sur « une poursuite de cette dynamique à mesure que la production d’hydrocarbures monte en puissance » — à condition que les cours mondiaux de l’or et la cadence d’extraction restent orientés à la hausse.

