Le quartier général central Khatam al-Anbia des Gardiens de la révolution iraniens (IRGC) a annoncé lundi 30 mars 2026 que les lieux de résidence des commandants militaires et dirigeants politiques américains et israéliens présents dans la région constitueraient désormais des cibles légitimes pour les forces armées de la République islamique.
La déclaration, diffusée par l’agence officielle iranienne IRNA, invoque en justification les frappes menées par ce que Téhéran désigne comme « l’ennemi américano-sioniste » contre des immeubles résidentiels de civils iraniens dans plusieurs villes du pays.
Une escalade rhétorique ancrée dans un conflit ouvert
La menace intervient un mois après le déclenchement, le 28 février 2026, d’une campagne militaire conjointe américano-israélienne contre des sites nucléaires et militaires iraniens. Depuis, l’Iran multiplie les frappes de représailles sur des bases américaines au Moyen-Orient et sur le territoire israélien, tandis que les États-Unis et Israël ont conduit une série d’assassinats ciblés visant les plus hauts responsables de la République islamique.
Parmi les victimes figurent l’ayatollah Ali Khamenei, tué dès les premières heures de la campagne, Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, ainsi qu’Alireza Tangsiri, commandant de la marine des Gardiens de la révolution, éliminé le 26 mars lors d’une frappe israélienne à Bandar Abbas. Le porte-parole de l’IRGC, le général de brigade Ali Mohammad Naini, avait été tué le 20 mars dans une frappe attribuée aux forces américano-israéliennes.
Des cibles régionales élargies
Le quartier général Khatam al-Anbia, désigné comme entité liée à l’IRGC par les Nations unies, a progressivement élargi le périmètre de ses menaces depuis le début du conflit. En mars, il avait successivement annoncé le ciblage des centres économiques et des banques liés aux États-Unis et à Israël dans la région, puis mis en garde contre toute tentative d’attaque sur les côtes et îles iraniennes, menaçant d’un minage généralisé des voies maritimes du Golfe.
La déclaration du 30 mars vise explicitement les « territoires occupés », terminologie iranienne désignant Israël, en plus des pays de la région accueillant des responsables ou commandants américains et israéliens. Aucune liste de cibles nominatives n’a été rendue publique par l’IRGC à ce stade.

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