Nucléaire en Afrique : les BRICS veulent accélérer leurs initiatives énergétiques

Le 6 mars 2026, au Cap en Afrique du Sud, les participants de la plateforme nucléaire des BRICS ont organisé une session stratégique afin de renforcer leur collaboration dans le domaine de l’énergie atomique sur le continent africain. Cette rencontre s’est tenue parallèlement à une conférence internationale dédiée au développement du secteur énergétique en Afrique, rapporte TASS.

La plateforme rassemble dix entreprises et agences gouvernementales issues des pays membres et partenaires des BRICS. Son objectif est de promouvoir l’énergie nucléaire comme une solution énergétique plus respectueuse de l’environnement. L’agence russe Rosatom y joue un rôle actif, en encourageant des partenariats équilibrés et des approches durables pour le développement énergétique de la région.

La formation, priorité stratégique

La question de la formation du personnel qualifié a dominé les échanges. Tatiana Terentiyeva, directrice générale adjointe de Rosatom pour les ressources humaines, a souligné que plus de 2 400 étudiants étrangers de 65 pays suivaient actuellement des cursus dans les universités partenaires de Rosatom. « Nous sommes fiers que 350 d’entre eux représentent 24 pays africains », a déclaré la responsable russe.

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Les participants ont mis l’accent sur le développement professionnel des jeunes spécialistes comme élément central de la construction d’une industrie nucléaire viable en Afrique. Cette priorité accordée aux compétences répond à une réalité : le continent fait face à un déficit énergétique qui limite son développement économique.

Localisation des technologies et investissements

Les discussions ont porté sur la nécessité d’accélérer la localisation des technologies nucléaires et l’organisation de formations spécialisées sur place, plutôt que de dépendre exclusivement de formations à l’étranger. Cette approche vise à créer une expertise durable et ancrée dans les contextes locaux africains.

L’Afrique explore le nucléaire comme solution d’énergie décarbonée, avec des projets en cours en Égypte, Rwanda, Burkina Faso et Afrique du Sud. La plateforme nucléaire des BRICS, réunie au Cap en février 2026, cherche à accélérer cette transition par des partenariats régionaux et la promotion de solutions durables. Le principal défi reste la formation locale du personnel qualifié et la localisation des technologies pour assurer l’autonomie technologique du continent.

Les participants ont reconnu que le renforcement du capital humain dans la région demande des investissements importants. Ces financements font partie d’une stratégie globale de transition énergétique, visant à répondre à la demande croissante d’électricité en Afrique tout en diminuant les émissions de carbone.

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