Un pétrolier russe coule au large de Malte. Trente marins secourus, une cargaison de GNL sanctionné perdue. Face à une série d’attaques de drones ukrainiens contre sa flotte clandestine, Moscou va armer ses navires.
Patrouchev annonce la riposte de Moscou
Nikolaï Patrouchev, conseiller de Vladimir Poutine et ancien secrétaire du Conseil de sécurité russe, a détaillé ces mesures dans une interview au quotidien Kommersant publiée le 18 mars 2026. « Les mesures politiques, diplomatiques et juridiques ne sont pas toujours efficaces », a-t-il déclaré, justifiant le recours à des moyens militaires pour protéger le commerce maritime russe. Selon Bloomberg, Moscou prévoit des convois navals, des équipements de protection embarqués et des équipes d’escorte armées pour les navires battant pavillon russe. Patrouchev a également indiqué que la Russie entendait réduire sa dépendance aux pavillons étrangers en développant sa propre flotte marchande.
L’Arctic Metagaz, symbole d’une flotte sous pression
Le 3 mars 2026, le méthanier Arctic Metagaz — sous sanctions américaines, britanniques et européennes pour transport de GNL russe interdit — a été touché par des drones navals ukrainiens à environ 150 milles nautiques au sud-est de Malte. Le navire a coulé le lendemain ; les 30 membres d’équipage ont été secourus sains et saufs. Selon Wikipedia, il transportait du GNL chargé au large de Mourmansk le 18 février, à destination de la Chine via le canal de Suez — neuvième livraison connue dans le cadre du projet Arctic LNG 2, opérant à environ 30 % de sa capacité sous l’effet des sanctions.
Une militarisation déjà engagée avant l’annonce officielle
La présence de personnels armés à bord des pétroliers russes précède l’annonce de Patrouchev. En juin 2025, la marine russe avait escorté deux tankers sanctionnés, le Selva et le Sierra, via la Manche sous protection d’une corvette lance-missiles. Des agents liés au GRU et à des sociétés de sécurité privées rattachées au FSB — dont le groupe Moran Security — auraient été placés à bord de plusieurs bâtiments transitant par la Baltique, selon OCCRP. La pression occidentale s’est simultanément intensifiée : la Belgique a saisi un tanker en mer du Nord début mars, la Suède en a arraisonné deux en eaux territoriales en l’espace d’une semaine.
Ce qui attend la flotte fantôme
Patrouchev n’a précisé ni calendrier ni périmètre exact pour le déploiement des convois et équipes armées, indiquant seulement que des mesures supplémentaires seraient développées en cas de nouvelles menaces. Ces dispositions pourraient s’appliquer à l’ensemble des navires sous pavillon russe. Avec une flotte fantôme estimée à plus de 1 300 bâtiments selon le recensement ukrainien de février 2026, l’ampleur logistique d’une escorte systématique reste à ce stade indéterminée.


« Poutine riposte : ses pétroliers sanctionnés vont naviguer sous escorte armée »
Poutine vieillit, il aurait dû prendre cette décision il y a longtemps mais non, il passe par la voie médiatique, il passe par la voie diplomatique, il passe par l’ONU alors qu’il est clair que ses adversaires sont aux abois et qu’ils ne respectent plus rien, ni l’ONU, ni le Droit International, ni les traités qu’ils ont signés.
Des gens comme Trump ou Micron ne respectent pas le Droit parce qu’ils ne le connaissent pas et que ça ne les intéresse pas. Ils estiment être au-dessus des lois. Les lois ne s’appliquent qu’aux autres.
Le problème de Poutine, c’est qu’en Occident les lois sont faites pour être contournées, en Russie, les lois sont faites pour être respectées.
En Russie, le taux d’alcoolémie au volant, c’est ZERO. Quelqu’un qui est chopé avec de l’alcool dans le sang, quelle que soit la quantité, se voit retiré son permis aussi sec. Ca ne discute même pas !