À Cotonou, l’état-major général des Forces Armées Béninoises a publié, le 30 mars 2026, un communiqué réaffirmant la neutralité politique de l’institution à l’approche de l’élection présidentielle prévue le 12 avril. Le document, signé par le porte-parole, le colonel James Johnson, intervient alors que la campagne électorale est en cours sur l’ensemble du territoire.
Le chef d’état-major général, le général de corps d’armée Fructueux C.A. Gbaguidi, y rappelle que l’armée doit rester en dehors de toute expression ou implication partisane, conformément aux règles qui encadrent l’éthique militaire. L’institution est appelée à maintenir une posture strictement républicaine, centrée sur la sécurité et la stabilité du pays.
Une mise au point sur les obligations des militaires
Le communiqué détaille les exigences imposées aux personnels en uniforme durant la période électorale. Les militaires sont tenus de respecter la législation en vigueur, notamment les dispositions relatives à la neutralité politique, et d’éviter toute prise de position publique susceptible d’être interprétée comme un soutien à un camp.
Le texte insiste également sur la discipline et le devoir de réserve. Les comportements, déclarations ou attitudes pouvant traduire un engagement politique sont explicitement proscrits. L’état-major rappelle que ces règles s’appliquent en toutes circonstances, y compris en dehors du service actif. Une seule citation résume la ligne fixée : « La neutralité des FAB n’est pas une option : c’est notre identité et notre contribution à la cohésion nationale ».
Un rôle centré sur la sécurité et l’ordre public
Au-delà des rappels disciplinaires, le communiqué précise la mission assignée aux forces armées pendant le processus électoral. Il s’agit de garantir la paix, la sécurité et l’ordre public, indépendamment de l’issue du scrutin.
Cette position s’inscrit dans le cadre juridique béninois, où les forces de défense et de sécurité sont tenues de se conformer au principe de subordination à l’autorité civile et à l’impartialité institutionnelle. Le Code électoral prévoit par ailleurs des sanctions en cas d’implication politique des agents publics soumis à une obligation de réserve, notamment pour préserver l’équité entre candidats.
La sortie de l’état-major intervient dans une période marquée par une forte mobilisation politique et une intensification des activités de campagne sur le terrain. Elle vise à prévenir toute confusion entre engagement citoyen et devoir militaire, à quelques jours d’un scrutin présidentiel considéré comme une échéance majeure. Le vote du 12 avril 2026 constituera la prochaine étape du calendrier électoral, avec un dispositif sécuritaire attendu sur l’ensemble du territoire pour encadrer les opérations de vote et la proclamation des résultats.



