L’ancien député Soumaïla Sounon Boké a annoncé sa démission du parti Les Démocrates alors qu’il est en détention dans une affaire liée à la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. La décision a été formalisée dans une correspondance adressée à la direction de la formation politique.
Dans sa lettre de démission, l’ancien parlementaire évoque des motivations personnelles pour justifier son départ du parti. « Je viens par la présente vous notifier ma démission du parti politique Les Démocrates pour des raisons de convictions personnelles », écrit-il, avant d’exprimer sa « profonde considération » à l’endroit des responsables du parti.
Une décision prise en pleine procédure judiciaire
La démission de Soumaïla Sounon Boké intervient alors qu’il demeure en détention après le rejet, en février 2026, de sa demande de mise en liberté provisoire par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Cette juridiction spéciale, compétente pour les affaires liées notamment à la criminalité économique et aux atteintes à la sûreté de l’État, poursuit l’instruction du dossier dans lequel il est impliqué.
Le ministère public a requis, le 24 mars 2026, une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme assortie d’une amende de 10 millions de francs CFA à son encontre. Ces réquisitions portent sur des faits qualifiés d’« apologie de crimes contre la sûreté de l’État », en lien avec un message diffusé le jour de la tentative de putsch déjouée.
L’affaire trouve son origine dans la diffusion du message « C’est la fête » dans un groupe de discussion WhatsApp, au moment des événements du 7 décembre 2025. Ce contenu est au cœur des poursuites engagées contre l’ancien député.
Une démission aux implications politiques
Au-delà de l’acte formel, cette démission intervient dans un climat marqué par des tensions internes au sein du parti Les Démocrates. La formation politique, engagée dans les débats nationaux à l’approche des échéances électorales, fait face à plusieurs repositionnements en son sein.
Le départ de Soumaïla Sounon Boké, alors qu’il est incarcéré, peut être interprété comme une volonté de dissocier sa situation judiciaire de l’image du parti. Cette lecture reste toutefois une hypothèse, aucune déclaration officielle du principal concerné ne venant préciser davantage les motivations politiques de son choix. Cette décision pourrait également avoir des répercussions sur les équilibres internes du parti, déjà confronté à des débats sur son organisation et son orientation.
Un verdict attendu en mai
La procédure judiciaire suit son cours devant la CRIET, avec un calendrier désormais fixé pour la suite du dossier. Selon les éléments issus de l’audience, le verdict dans cette affaire est attendu pour le 12 mai 2026. D’ici cette échéance, l’ancien député reste en détention, dans l’attente de la décision de la juridiction compétente, qui devra statuer sur les charges retenues contre lui.




Je ne connais pas cet ancien député qui a été victime d’une manipulation , de la haine et de la méchanceté de Talon
La nature lui rendra justice comme à Reckya Madougou , Joel Aivo , Azannaï et j’en passe.
Rien ne se vendra à credit dans ce pays
J’avoue
La politique n’est pas un dîner de gala, et faire l’opposition n’est pas donné aux opportunistes et aux personnes avec des idées chancelantes.
Il faut savoir ce qu’on veut vraiment avant de se lancer en politique. Et surtout, ne pas avoir un ventre qui prime sur les idées.
Avant son arrestation il n’était pas constant, et face à l’épreuve de la prison, comment peut il l’être encore ???
Le peuple béninois doit savoir choisir prochainement ses représentants.