Un homme a été interpellé le samedi 28 mars 2026 à Djougou par les éléments de la Police républicaine pour détention et mise en circulation de faux billets de banque, ainsi que pour trafic d’ossements humains. L’opération a été menée par le commissariat du 2e arrondissement, à la suite d’une plainte enregistrée auprès de ses services.
Selon les informations publiées par la page Facebook de la Police républicaine, l’affaire trouve son origine dans une dénonciation faite par un commerçant spécialisé dans la vente de motocyclettes. Ce dernier a signalé avoir reçu des billets suspects après des transactions avec un client régulier.
Des achats répétés avec des billets contrefaits
Le commerçant a indiqué aux enquêteurs qu’un individu avait acquis, à deux reprises, des motocyclettes auprès de lui. Le premier achat, effectué pour un montant de 500 000 francs CFA, comportait déjà cinq faux billets de 10 000 francs. Quelques jours plus tard, le même client est revenu pour une seconde acquisition d’une valeur de 700 000 francs CFA. Cette fois, vingt et un faux billets de même coupure ont été identifiés dans la somme versée.
Au total, le préjudice déclaré porte sur vingt-six billets contrefaits, représentant un montant de 260 000 francs CFA. Le commerçant, qui a conservé le contact avec l’acheteur, a alerté la police après avoir constaté la répétition du procédé. L’interpellation du suspect est intervenue lors d’une nouvelle visite de celui-ci auprès de la victime. Les agents du commissariat du 2e arrondissement ont procédé à son arrestation sur place.
Une perquisition marquée par des découvertes sensibles
La perquisition menée au domicile du mis en cause a permis la saisie de deux cents autres faux billets de 10 000 francs CFA, soit une valeur de 2 000 000 de francs CFA. Ces billets s’ajoutent à ceux déjà identifiés dans les transactions précédentes.
Les enquêteurs ont également découvert un crâne humain ainsi que plusieurs objets présentés comme liés à des pratiques de charlatanisme. D’après les éléments communiqués par la Police républicaine, ces objets ont été saisis et placés sous scellé. Le commissaire chargé de l’enquête, MIAN Yves, a précisé que l’ensemble des pièces à conviction a été transmis au procureur de la République près le tribunal compétent, en vue de la suite de la procédure judiciaire.
Une procédure judiciaire en cours
Le suspect est actuellement gardé à vue pour les besoins de l’enquête. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’origine des faux billets et les conditions d’acquisition des ossements humains retrouvés à son domicile. La détention et la mise en circulation de fausse monnaie sont réprimées par le Code pénal béninois, avec des peines pouvant aller jusqu’à plusieurs années d’emprisonnement, selon la gravité des faits.



