En ce début de mois d’avril, certains médias ont publié les résultats d’une étude menée par les chercheurs de Mass General Brigham, de la Harvard T. H. Chan School of Public Health, du MIT et du Broad Institute. Cette grande étude, s’appuyant sur l’analyse de données recueillies auprès de plus de 131 821 personnes suivies sur plusieurs décennies, montre l’existence d’un lien direct entre la consommation de thé, de café et la réduction du risque de démence.
Cette maladie cognitive, la démence, et les maux associés, représente un défi de taille pour les chercheurs alors que la population vieillit rapidement. Or, les traitements actuels ne permettent pas d’intervenir et soigner la maladie. La médecine actuelle permet toutefois de ralentir le développement de la maladie.
Des données suivies sur plusieurs décennies
Certains participants ont été observés sur une durée de 43 ans. Durant ce laps de temps les scientifiques ont notamment mesuré les consommations de café, de café décaféiné, mais aussi de thé. Sur l’ensemble du groupe, soit 131 821 personnes, 11 033 cas de démence ont été recensés. Cela représente environ 8,4 % de la population.
Et de manière extrêmement surprenante, les résultats démontrent que les personnes buvant régulièrement du café caféiné présenteraient un risque réduit de 18% par rapport à celles qui en consomment rarement. De bons résultats, même si la consommation de deux à trois tasses de café par jour serait encore plus efficace.
La caféine, l’élément le plus important ?
En effet, les participants concernés déclarent moins de troubles cognitifs subjectifs, avec des taux de 7,8% contre 9,5%. Ils obtiennent aussi de meilleurs résultats lors des tests cognitifs. En revanche, le café décaféiné ne montre pas d’association similaire. La caféine pourrait, selon les chercheurs ayant réalisé cette étude, contribuer à limiter l’inflammation et les dommages cellulaires liés au vieillissement cérébral.



