Le 1er avril 2026, à Pyongyang, le ministère des Affaires étrangères nord-coréen a officiellement pris la parole via l’agence officielle KCNA avec l’objectif de dénoncer la situation au Moyen-Orient et les frappes menées en Iran. Cette position de la Corée du Nord intervient après quasiment cinq semaines de conflit entre Téhéran, les États-Unis et Israël.
Pyongyang estime que ces actions violent le droit international et mettent en danger la stabilité de la région. La Corée du Nord va plus loin encore, en affirmant que les frappes en Iran étaient au moins aussi “atroces que les crimes contre l’humanité commis pendant la Seconde Guerre mondiale”. Une prise de position qui n’a cependant rien de surprenant, tant les relations entre la Corée du Nord et Washington sont tendues.
Pyongyang dénonce les frappes américano-israéliennes
Tout a débuté le 28 février dernier. Une série de frappes menées conjointement par les États-Unis et Israël contre des installations militaires et stratégiques aboutit à la mort de l’Ayatollah Khamenei. Depuis, les trois pays se font la guerre, avec, d’un côté, la volonté américano-israélienne de changer de régime et faire mal à l’Iran, quitte à le ramener “à l’âge de pierre” comme le dit le président Trump.
De son côté, Téhéran tente de se défendre et cible avant tout les bases américaines installées au Moyen-Orient (Émirats arabes unis, Bahreïn, Qatar…). Enfin, le régime iranien cible également Israël et certaines de ses infrastructures. En ce sens, Téhéran peut compter sur le soutien sans faille de ses alliés, à commencer par Pyongyang.
Aucun changement de prévu à court-terme
À court-terme, la situation ne devrait pas évoluer. Hier soir, lors de son adresse à la nation, le président Donald Trump, s’il n’a pas effectuer de grandes annonces, a toutefois confirmé sa volonté de poursuivre ses frappes en Iran. Il a d’ailleurs affirmé que les prochaines cibles seraient les centrales électriques, si d’ici les jours prochains, aucun accord n’est trouvé entre les deux pays pour mettre fin au conflit.



