Le 8 avril 2026, le gouvernement australien a annoncé la nomination de la lieutenante-générale Susan Coyle à la tête de l’armée de terre. Elle succède au lieutenant-général Simon Stuart, actuellement en poste et sur le départ. Elle devient, par la même occasion, la première femme à occuper ce poste en 125 ans d’histoire.
Âgée de 55 ans, Susan Coyle a rejoint les forces armées en 1987. Celle-ci a occupé de nombreux postes au cours de sa carrière, que ce soit sur le terrain ou en gestion. Sa nomination à ce poste hautement stratégique est une surprise pour certains experts, qui ont toutefois noté une évolution au sein des forces armées, qui diversifient peu à peu les profils dirigeants.
Susan Coyle, première femme à diriger l’armée australienne
Cette décision n’est pas la seule. En effet, le vice-amiral Mark Hammond, actuel chef de la marine, prendra la tête des forces de défense australiennes. Il remplacera l’amiral David Johnston. De son côté, c’est le contre-amiral Matthew Buckley qui prendra la place de Mark Hammond à la tête de la marine.
Cette décision pourrait aussi être une réponse aux récentes attaques portées à l’encontre de l’armée, accusée de ne pas protéger les militaires féminines face à des faits de harcèlement, d’agressions sexuelles et de discrimination. Si rien n’est lié (du moins, officiellement), le timing laisse peu de place au doute.
Un rééquilibrage au sein des forces armées est attendu
Selon les autorités, la nomination de Susan Coyle est une décision forte, historique. En effet, les femmes ne représentent “que” 21 % des effectifs des forces de défense australiennes. En outre, elles représentent environ 18,5% des postes de commandement. L’objectif affiché par le gouvernement et des décideurs au sein de l’armée est d’atteindre les 25 % d’ici à 2030. Cela passe donc par une politique de nouvelles nominations en vue d’un rééquilibrage complet des effectifs.
