L'Iran lance sa plus grande salve sur Israël, des millions d'habitants à l'abri

Dans la soirée du 1er avril 2026, l’Iran a tiré une salve de missiles balistiques sur le centre d’Israël, au moment où des millions de familles juives s’apprêtaient à célébrer le Seder de la Pâque. L’armée israélienne a recensé au moins dix projectiles lancés simultanément, accompagnés d’attaques coordonnées du Hezbollah depuis le Liban, selon un communiqué des Forces de défense israéliennes (Tsahal).

Un responsable militaire israélien, cité par CNN, a qualifié cette offensive de «frappe iranienne la plus significative depuis les premiers jours de la guerre», déclenchée le 28 février 2026 après des frappes conjointes américano-israéliennes sur les installations nucléaires et militaires iraniennes.

Des impacts dans deux villes du centre du pays

Les services israéliens de lutte contre l’incendie ont confirmé des dommages matériels dans les villes de Rosh Haayin et Petah Tikva : habitations éventrées, véhicules détruits et une aire de jeux touchée par un éclat de sous-munition. Tsahal a précisé qu’une partie des missiles avait été interceptée par les systèmes Arrow et David’s Sling, et que les projectiles non neutralisés avaient atteint des zones peu densément peuplées. Aucun blessé n’était signalé dans l’immédiat.

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Les sirènes d’alerte ont retenti à quatre reprises en l’espace de quelques heures sur la région de Tel Aviv, forçant des millions d’habitants à rejoindre les abris sécurisés — appelés mamad en hébreu — dont la construction est obligatoire dans tous les logements israéliens depuis les années 1990 sous l’égide du Commandement du front intérieur.

Passover sous les missiles, Ormuz en toile de fond

Les frappes américano-israéliennes sur le territoire iranien, menées depuis plus d’un mois, ont provoqué la fermeture quasi totale du détroit d’Ormuz. Selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), les transits de navires dans le détroit sont passés d’environ 130 par jour en février à six en mars, affectant près de 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz.

Sur le plan diplomatique, Donald Trump a affirmé mardi que l’Iran avait sollicité un cessez-le-feu. Téhéran a démenti cette déclaration par la voix de son ministère des Affaires étrangères, la qualifiant de «fausse et sans fondement». Des discussions indirectes entre Washington et Téhéran se poursuivraient, selon plusieurs médias américains, autour d’un éventuel accord liant la réouverture d’Ormuz à une suspension des hostilités. Aucune date de négociation formelle n’a été annoncée.

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