Au 12e jour de la campagne électorale, le département du Couffo a constitué l’une des étapes marquantes de la tournée de Romuald Wadagni. Mardi 7 avril 2026, le candidat de la majorité présidentielle a parcouru les six communes du département – Aplahoué, Djakotomey, Lalo, Klouékanmè, Toviklin et Dogbo – dans une séquence marquée par une forte mobilisation populaire et un discours centré sur le développement local.
Dans cette région du sud-ouest du Bénin, le message porté a mis l’accent sur la proximité avec les populations et la volonté de répondre à des attentes concrètes. Sur plusieurs étapes, l’accent a été mis sur les réalités du terrain, les défis liés à la production, à l’emploi et à la transformation locale, mais aussi sur le potentiel économique du Couffo. Le passage du candidat s’est ainsi inscrit dans une logique de terrain, avec un discours orienté vers les besoins immédiats des populations et les perspectives de développement du département.
Cette proximité a également pris la forme d’échanges en langues locales, dans une volonté manifeste de créer un lien direct avec les habitants. Ce registre, combiné à une mise en avant des réalités propres au Couffo, a contribué à installer une image de campagne fondée sur l’écoute, la présence et la connaissance du terrain. Le département a alors été présenté comme un espace de travail, de production et d’opportunités, mais aussi comme une zone qui attend une accélération plus visible des investissements et des politiques de développement.
Aplahoué, point fort d’une ambition territoriale
C’est à Azovè, dans la commune d’Aplahoué, qu’a été formulée l’une des déclarations les plus fortes de cette étape. « Nous allons faire d’Aplahoué une ville qui n’aura rien à envier à Lokossa, Cotonou ou Porto-Novo », a déclaré Romuald Wadagni, dans une phrase qui a donné un relief particulier à cette séquence de campagne. Au-delà d’Aplahoué, cette ambition a également été projetée sur les autres communes du Couffo, dans une volonté affichée d’inscrire l’ensemble du département dans une dynamique plus soutenue de développement et de transformation.
Dans le fond, les priorités évoquées tournent autour de plusieurs leviers déjà identifiés dans les débats sur le développement local. Il s’agit notamment de mieux accompagner les producteurs, de faciliter l’accès au financement, de renforcer la transformation sur place des produits et d’accorder une attention particulière à l’éducation, notamment celle des jeunes filles. Ces axes traduisent une volonté d’agir sur plusieurs fronts pour accompagner le développement du département.
L’étape du Couffo a ainsi permis de mettre en avant un discours centré sur les attentes locales et les perspectives de transformation du territoire. À travers cette séquence, l’accent a été mis sur les secteurs productifs, l’amélioration des conditions de développement et la volonté d’accélérer certaines dynamiques dans les différentes communes du département.
Une séquence à forte portée politique
Au-delà des annonces, cette journée a aussi été marquée par la présence de plusieurs figures politiques aux côtés du candidat. Élus locaux, responsables politiques, députés et personnalités institutionnelles ont accompagné cette étape, donnant à la mobilisation une dimension plus symbolique. Parmi ces présences, celle de Bruno Amoussou a particulièrement retenu l’attention. Figure bien connue de la vie politique béninoise, ancien président de l’Assemblée nationale, ancien ministre d’État et ancien président de l’Union Progressiste, Bruno Amoussou, surnommé « le Renard de Djakotomey », demeure une référence importante, notamment dans cette partie du pays.
Sa présence a renforcé la portée politique de cette étape dans le Couffo, en ajoutant au discours de terrain une dimension plus stratégique. À quelques jours du scrutin, cette séquence apparaît comme un moment important de la campagne de Romuald Wadagni : un passage destiné à conjuguer proximité, projection de développement et démonstration d’appuis dans une région politiquement significative.
