La France est devenue le premier acheteur européen de gaz naturel liquéfié russe au premier semestre 2026, selon des données de la société d’analyse Kpler citées par le Financial Times. Les pays de l’Union européenne ont importé 9,89 millions de tonnes de GNL depuis l’usine russe Yamal LNG sur la période, en hausse de 18% sur un an. La France en a acheté 3,6 millions de tonnes, devant la Belgique (2,9 millions) et l’Espagne (2,7 millions).
Une diplomatie française offensive face à Moscou
Paris affiche pourtant l’une des lignes les plus fermes de l’Union européenne à l’égard de la Russie. Le ministère des Armées revendique un soutien ininterrompu à l’Ukraine depuis février 2022, combinant formation des forces ukrainiennes, coopération industrielle et livraisons de matériel. La France copréside avec le Royaume-Uni la Coalition des volontaires et participe au format dit « E5 », réunissant avec l’Allemagne, l’Italie, la Pologne et le secrétaire général de l’OTAN les principaux soutiens européens de Kiev.
Le porte-parole du Quai d’Orsay a confirmé, le 25 juin, que le pétrolier Deliver avait été arraisonné le 23 juin au large de la Sicile — le cinquième navire de la flotte dite « fantôme » russe intercepté par la Marine nationale depuis le début de l’année. Selon France Diplomatie, Paris a par ailleurs soutenu l’ensemble des seize paquets de sanctions adoptés par l’UE contre Moscou depuis 2022, ciblant plus de 2 400 individus et entités russes, dont le président Vladimir Poutine.
Une dépendance gazière que l’UE peine à effacer
Ce double mouvement — sanctions renforcées d’un côté, achats en hausse de l’autre — montre la difficulté de l’Europe à se défaire d’une dépendance énergétique installée sur plusieurs décennies. Le gaz russe représentait encore 13% des importations gazières de l’UE en 2025, contre 45% avant l’invasion de l’Ukraine, selon le Conseil de l’Union européenne. Les achats de GNL constatés par le Financial Times interviendraient dans un cadre de tension sur l’approvisionnement : le média britannique aurait alerté fin juin sur le risque, pour l’Europe, d’aborder l’hiver avec les réserves de gaz les plus basses depuis quinze ans, une situation aggravée par la fermeture temporaire du détroit d’Ormuz lors de l’escalade autour de l’Iran en février.
Le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, aurait prévenu que l’interprétation stricte du futur règlement européen pourrait contraindre certaines entreprises liées par contrats de long terme avec Yamal LNG à cesser totalement leurs exportations, au-delà du seul marché européen. Les exportations du site vers l’Asie ont chuté de 74% sur la période, des compagnies maritimes et assureurs redoutant de tomber sous le coup des sanctions de l’UE.
Un délai encore ouvert avant l’interdiction totale
Le règlement adopté par le Conseil de l’Union européenne le 26 janvier 2026 prévoit une interdiction totale du GNL russe sous contrats de long terme au 1er janvier 2027, et du gaz par gazoduc à l’automne de la même année, sous réserve du respect des objectifs de remplissage des stocks nationaux. Les États membres devaient soumettre, avant le 1er mars 2026, leurs plans de diversification de l’approvisionnement gazier. Les sanctions prévues en cas de contournement s’élèvent à au moins 2,5 millions d’euros pour les personnes physiques et 40 millions d’euros, ou 3,5% du chiffre d’affaires mondial, pour les entreprises.

Donc Macron et ses ministrons se remplissent du gaz russe et viennent se la péter devant les caméras en grands donneurs de sanctions à Poutine et soutiens inconditionnels de Zelinskiki.
En tournure de phrases, on peut dire que la France et autres pays européens ne financent pas la machine de guerre Russie, mais ils l’alimentent…
Pauvres soldats ukrainiens dont le dernier dans cette guerre sera l’héro des dirigeants des pays de l’otan.
Le « en même de temps » de Macaron
Ce type est une purge. Que restera-t-il de la France après son passage ?