Le ton se durcit entre Téhéran et Washington sur le respect des engagements. Ce samedi 11 juillet 2026, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé sur X que l’Iran avait respecté ses engagements depuis l’accord de cessez-le-feu conclu avec les États-Unis, désormais considéré comme terminé par le président américain Donald Trump.
La rupture du cessez-le-feu n’efface pas, aux yeux de Téhéran, les engagements pris par la République islamique. Abbas Araghchi a défendu samedi le comportement de son pays depuis la conclusion du protocole d’accord avec Washington, tout en mettant en cause l’attitude américaine.
Sur X, le chef de la diplomatie iranienne a affirmé que son pays avait, jusqu’ici, respecté sa parole. Il a opposé cette position à celle de l’administration américaine, accusée de plusieurs manquements aux dispositions du mémorandum conclu entre les deux parties.
« Jusqu’à présent, l’Iran a tenu parole », a écrit Abbas Araghchi, avant de soutenir que le respect des engagements ne pouvait fonctionner que sur une base mutuelle.
Araghchi accuse Washington de nouveaux manquements
La réaction du ministre iranien vise notamment les décisions prises par le Trésor américain. Abbas Araghchi accuse l’administration américaine d’avoir enfreint le paragraphe 9 du protocole d’accord. Il présente cet épisode comme un nouveau manquement de Washington aux engagements convenus avec Téhéran.
La déclaration intervient alors que Donald Trump considère le cessez-le-feu comme caduc. Le 8 juillet, le président américain avait déclaré que l’accord intérimaire signé avec l’Iran pour mettre fin aux combats était « terminé ». Cette annonce faisait suite à une nouvelle escalade militaire entre les deux pays.
Les hostilités avaient repris avec des frappes américaines contre des cibles iraniennes et des ripostes de Téhéran dans le Golfe. Cette séquence a fragilisé l’accord temporaire qui encadrait les relations entre les deux adversaires et devait permettre la poursuite des discussions.
Abbas Araghchi maintient toutefois que l’Iran a respecté ses propres obligations. Sa référence au caractère mutuel du respect des engagements répond directement aux accusations américaines contre Téhéran et aux décisions prises par Washington depuis la reprise des affrontements.
Washington et Téhéran maintiennent la voie des discussions
Malgré la fin du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump, les contacts diplomatiques ne sont pas officiellement abandonnés. Le président américain a déclaré le 10 juillet que les États-Unis et l’Iran avaient accepté de poursuivre les discussions.
Donald Trump a affirmé que Téhéran avait demandé la continuation des pourparlers et que Washington avait donné son accord. Les autorités iraniennes ont contesté cette présentation des faits. Selon la position rapportée de Téhéran, aucune demande directe n’a été adressée aux États-Unis.
L’Iran a plutôt fait état d’échanges conduits par l’intermédiaire du Qatar. Une délégation qatarie s’est rendue en Iran le 10 juillet, dans une démarche présentée comme destinée à renforcer les efforts de médiation entre les deux parties.
La poursuite des discussions coexiste ainsi avec une forte tension militaire et diplomatique. Donald Trump maintient que le cessez-le-feu est terminé, tandis que Téhéran affirme avoir tenu ses engagements et reproche à Washington de ne pas avoir fait de même.
Les prochaines discussions entre les deux parties devront déterminer si le canal diplomatique peut être maintenu après la reprise des hostilités et les accusations croisées de violation du protocole d’accord.
