Bénin : à Eya, les futurs pros du MMA passent un test grandeur nature

Le centre communautaire Eya abrite depuis ce samedi 3 octobre 2026 et ce jusqu’au dimanche 4 octobre, la deuxième édition de l’OPEN MMA & JJB. Les combattants venus de plusieurs pays d’Afrique s’affrontent selon les règles professionnelles qui régissent cette discipline sportive. Il s’agit d’une organisation de la Fédération Béninoise de MMA et Disciplines Associées qui en est à sa deuxième édition. Elle a mobilisé tous les acteurs et amoureux de ce sport auquel le public béninois n’était pas vraiment habitué il y a encore quelques années.

Les athlètes sont regroupés par catégorie et s’affrontent dans une ambiance électrique sous les cris et les encouragements du public ayant fait massivement le déplacement. Selon Ouanilo Medegan Fagla, président de la Fédération béninoise de MMA et Disciplines associées, cette deuxième édition répond d’abord à un besoin de préparation. « L’objectif est d’offrir à nos athlètes cette scène pour rentrer progressivement dans le circuit professionnel », explique le responsable fédéral.

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« Ils peuvent commencer à s’habituer aux oppositions qui ne sont pas celles de la salle. Une fois dans le circuit professionnel, ils auront déjà une expérience avérée », poursuit Ouanilo Medegan Fagla. Pour les combattants béninois, l’enjeu est donc de ne pas arriver dans le monde professionnel avec un déficit d’expérience face à des adversaires ayant déjà accumulé plusieurs combats amateurs.

Le responsable fédéral rappelle que certains combattants béninois, notamment Jean Dos Santos et Pascal Akogbéto, ont réussi à se faire remarquer sur la scène internationale. Mais pour lui, ces parcours individuels ne suffisent pas à structurer durablement la filière.

« Même si on a eu des prodiges comme Jean Dos Santos, Pascal Akogbéto qui ont pu briller sur la scène internationale sans ces préparatifs, ce n’est pas assez pour avoir une assiette large. Ça se prépare », soutient-il.

Wankou Premya salue une compétition encore rare

Au niveau des participants, cette deuxième édition de l’OPEN MMA & JJB est très belle occasion d’apprendre. C’est le cas de Wankou Premya, athlète du club Hevioxo MMA. Pour elle, qui est une femme, c’est une occasion de pratiquer. « Ça fait toujours plaisir de pouvoir combattre chez soi. Rares sont celles qui pratiquent cette discipline. Il est rare d’avoir des compétitions à l’interne », explique-t-elle.

Le Togo apprécie la dynamique béninoise

La compétition favorise également les échanges entre les acteurs de la discipline dans la sous-région. La délégation togolaise participe à cette dynamique et considère les rendez-vous organisés au Bénin comme des occasions d’apprentissage.

OUHON Jallah Henry, directeur technique national de la Fédération togolaise de MMA, salue l’initiative de son homologue béninoise. « Nous venons chaque fois ici pour échanger. C’est une manière d’acquérir des expériences. Pour moi, c’est un grand développement pour le MMA béninois », déclare-t-il.

Ainsi, l’Open MMA & JJB ne se limite pas aux combats disputés au Centre communautaire Eya. Pour la Fédération béninoise, il constitue surtout une étape dans la construction d’un parcours plus régulier pour les combattants. En multipliant les confrontations et les échanges avec des athlètes étrangers, elle cherche à donner aux jeunes pratiquants une expérience plus solide avant leur passage éventuel dans le circuit professionnel. Pour Ouanilo Medegan Fagla, le mot d’ordre adressé aux combattants reste toutefois simple : « Amusez-vous. »

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