Bénin : Léandre Houngbédji explique la hausse de 14,7 % du budget de l'État pour 2027

Le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a expliqué dimanche 18 octobre 2026, sur Bénin TV, dans l’émission « Face à l’actualité », les raisons de la hausse du budget de l’État pour 2027.

Le projet de loi de finances, dont la transmission à l’Assemblée nationale a été décidée lors du conseil des ministres du 7 octobre, s’équilibre à 4 757,029 milliards de FCFA, contre 4 148,357 milliards pour la loi de finances rectificative 2026. Cela représente une hausse de 14,7 %, soit plus de 608 milliards de FCFA supplémentaires. Avant d’être voté, le texte doit d’abord être examiné par la commission des finances des députés, puis débattu et voté en plénière, où les élus peuvent l’amender.

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Une économie résiliente selon le ministre

Interrogé sur la hausse, le ministre affirme que le budget traduit « la résilience de notre économie et sa robustesse ». Selon lui, la progression découle des réformes engagées pour mobiliser davantage de ressources sans créer de nouveaux impôts, notamment en élargissant l’assiette fiscale : il s’agit de convaincre les contribuables assujettis qui ne paient pas de se formaliser.

Il avance plusieurs indicateurs : une croissance d’au moins 8 %, une inflation maîtrisée à 1,1 %, un déficit inférieur à 3 % selon la norme sous-régionale et un endettement inférieur à 51 % du PIB, loin des 70 % autorisés par les critères de convergence de l’UMOA.

Sur les priorités, il indique que les dépenses à sensibilité sociale représentent 45 % du budget, soit environ 1 560 milliards de FCFA. Il cite la poursuite des cantines scolaires, la gratuité désormais absolue pour les filles à l’école publique générale comme technique, la généralisation de l’assurance maladie obligatoire et le projet ARCH, avec les filets sociaux, pour améliorer « les poches et les assiettes » des Béninois.

Face aux chocs extérieurs, il assure que le gouvernement « n’exclut jamais » ces risques. Ils sont, selon lui, pris en compte dans l’élaboration du budget, ce qui conduit à une prévision de croissance prudente : sans cela, dit-il, le pays pourrait afficher 9 à 10 %. Il évoque la situation critique dans le détroit d’Ormuz et les guerres, dont le Bénin subit les contrecoups sans en être acteur.

Enfin il rappelle que les députés ont le droit d’amender le texte et que le gouvernement est « tout ouvert aux critiques constructives ». Des propositions de l’opposition avaient déjà été retenues il y a un ou deux ans, rappelle-t-il. Il conclut que le budget comporte des mesures qui concerneront directement les ménages, dans le logement, la santé et la nutrition.

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