Le Royaume-Uni a désormais un compte à rebours officiel, lancé par son propre ministre de la Défense. Dans une tribune publiée dimanche 25 octobre 2026 dans The Telegraph, Wes Streeting a écrit que « d’ici 2030, leur force militaire et leur économie de guerre pourraient les mettre en position d’attaquer ». Il en a tiré un calendrier précis : « Cela nous laisse un peu plus de 1 000 jours pour accomplir notre mission : être prêts, avec nos alliés, à combattre et à gagner ». Le ministre n’a pas changé de cible depuis la fin septembre, quand il avait affirmé que « la plus grande menace pour la Grande-Bretagne, sans l’ombre d’un doute, c’est la Russie et le président Poutine ».
Wes Streeting a présenté cet objectif comme sa priorité absolue puisqu’il souhaite faire en sorte que le pays soit « prêt à combattre et à gagner une guerre ». Il a toutefois précisé que l’enjeu était d’abord de dissuader, car « pour empêcher le pire, il faut s’y préparer… Si cela échoue, nous devons nous assurer que la Grande-Bretagne est prête à la guerre ».
Pour rappel, la campagne gouvernementale « Be Ready » lancée il ya peu de temps, a invité les Britanniques à prévoir au moins trois jours de réserves d’eau, de nourriture et de produits d’hygiène, au cas où les supermarchés ou les paiements électroniques seraient indisponibles.
Les avertissements de Londres font écho à ceux de Berlin. En effet, le 1er septembre, le ministre allemand de l’Intérieur, Alexander Dobrindt, avait annoncé que « le gouvernement conclut que la Russie est responsable de l’attaque hybride à Leipzig, le 4 août ». Un drone chargé d’explosifs avait été découvert à l’aéroport de Leipzig/Halle, près d’un avion cargo ukrainien, puis désamorcé. Wes Streeting, qui dirige la Défense britannique depuis juillet, s’appuie sur ce contexte pour réclamer la plus forte hausse des dépenses militaires depuis la fin de la guerre froide.
